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La fiscalité québécoise pénalise les salariés

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Quand vient le temps payer de l’impôt, les salariés québécois sont désavantagés par rapport aux contribuables cumulant plusieurs sources de revenus, notamment des revenus d’investissement, indique une étude publiée par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Selon les auteurs, cela tient au fait que le système fiscal québécois offre un grand nombre de déductions sur le revenu imposable, qui profitent surtout aux individus dont les gains proviennent de multiples sources (revenus de placements, dividendes, capital, revenus de profession, etc.).

Ces déductions favorisent surtout les personnes gagnant plus de 70 000 $ par année, soit 11 % des contribuables. Moins susceptibles de pouvoir diversifier leurs sources de revenus, les travailleurs dont le salaire brut moyen est compris entre 25 000 $ et 69 999 $ sont pour leur part désavantagés.

Par exemple, «un contribuable qui gagne 65 000 $ sera imposé en moyenne sur 90 % de son revenu alors qu’un contribuable gagnant 175 000 $ par année sera imposé sur 85 % de son revenu», explique dans son blogue l’un des auteurs, Bertrand Schepper.

Les inégalités fiscales, fait valoir l’étude de l’IRIS, ne sont pas tant le fait des paliers d’imposition que des multiples moyens dont disposent les plus riches pour diminuer leur revenu imposable. «C’est à travers les crédits d’impôt qu’une part importante des contribuables ayant des revenus supérieurs à 70 000 $ peuvent diminuer leurs impôts à payer. Ainsi, alors que les contribuables gagnant entre 60 000 et 70 000 $ réduisent avec les crédits d’impôt leur impôt à payer d’environ 15 %, les contribuables gagnant plus de 250 000 $ vont le réduire de 33 %.»

Cette réalité priverait l’État québécois de 960 millions de dollars par année, conclut l’étude.

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