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La chose la plus importante à faire pour sa carrière avant 35 ans

Abeille sur une fleur

Il existe de nombreux trucs pour propulser sa carrière lorsqu’on est un jeune travailleur. Mais peu importe les stratégies adoptées, une seule est essentielle : une bonne connaissance de soi-même.

Je suis récemment tombé sur une liste des 35 choses à faire pour sa carrière avant d’avoir 35 ans, publiée par le site Mashable. Bien que je ne sois pas un fan du fait de s’imposer des échéances dans la vie, je dois avouer que la liste recense quelques conseils dignes de mention :

  • Apprendre à déléguer
  • S’habituer à recevoir du feedback et à en donner
  • Apprendre de quelque chose dont vous n’êtes pas fier
  • Savoir dire non
  • Arrêter de s’excuser constamment

Ce sont effectivement là des acquis fort utiles pour gérer sa vie professionnelle. Il manque toutefois un élément fondamental à cette liste, et c’est pourquoi j’y ajouterais un 36e élément : savoir expliquer son parcours.

De nos jours, on observe chez les jeunes travailleurs une tendance marquée à butiner d’un emploi à l’autre pendant la vingtaine. Bien que cette stratégie soit généralement peu recommandée – on risque de passer pour un travailleur instable et déloyal –, il semblerait qu’elle sourit la plupart du temps à ceux qui l’adoptent.

Une étude rapportée par le magazine The Atlantic souligne que le «job-hopping» (qu’on traduira librement par «butinage») mène les travailleurs à des emplois plus satisfaisants – et surtout plus payants – une fois la trentaine atteinte. L’explication? En testant différents emplois et différents milieux dans leur vingtaine, les travailleurs sont plus à même de choisir un emploi qui leur convient réellement – autrement dit, cette démarche les aide à déterminer leur vraie vocation.

Mais pour que cette stratégie fonctionne, il faut savoir prendre un peu de recul et analyser les raisons qui ont motivé nos changements d’emploi; trouver le fil conducteur entre ces différentes étapes de notre vie.

Bien sûr, on n’y pense pas toujours sur le champ; parfois, on change de boulot par instinct, parce qu’on sent que l’occasion qui se présente mérite d’être saisie. D’autres fois, on change d’emploi simplement pour fuir une situation déplaisante. Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est un changement qui nous a permis de nous connaître davantage, d’identifier nos forces et nos faiblesses, de déterminer ce qui nous convient et ce qui nous déplait dans un emploi.

Les employeurs peuvent se méfier des butineurs à première vue. Mais si vous êtes en mesure de prouver que chaque changement de boulot, chaque formation suivie et chaque activité extraprofessionnelle consignés à votre CV s’inscrivent dans une progression logique, l’employeur potentiel n’aura aucune raison de douter de vous. Au contraire, il sera probablement heureux de savoir que votre parcours vous a mené jusqu’à lui!

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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