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L’industrie du sexe en croissance à Montréal

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Il y a plus de 1077 commerces érotiques dans la région de Montréal, selon une recherche de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), et c’est sans compter les lieux non affichés. Les salons de massage érotique sont particulièrement en croissance.

Ce regroupement d’organismes communautaires qui luttent contre la prostitution a comptabilisé les agences d’escortes, les salons de massage érotique, les bars de danseuses, les clubs échangistes et les lieux de prostitution de rue dans la région métropolitaine.

Sur l’île de Montréal, les trois quarts des commerces liés au sexe sont des salons de massage érotique. Leur nombre est passé de 190 à 303 ces deux dernières années, selon la CLES.

Un cinquième des adresses montréalaises se situe dans l’arrondissement de Ville-Marie, au centre. Rosemont et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce récoltent chacun 10% des commerces érotiques affichés dans la métropole.

Laval et la Rive-Nord cumulent 41 adresses liées au sexe et on en compte 31 à Longueuil et dans ses environs.

La CLES déplore le fait que les villes aient peu de moyens de sévir contre les commerces érotiques «malgré le fait qu’au vu et au su de tous et de toutes, ces établissements (bars de danseuses, salons de massages dits érotiques, agences d’escortes « incall ») sont, en fait, les nouveaux bordels contemporains».

Le regroupement a d’ailleurs mené des entrevues et fait remplir des questionnaires à des travailleuses de l’industrie pour connaître leurs conditions. La CLES a noté qu’il y a «des besoins criants relatifs à l’accès à un revenu, à l’hébergement, à la toxicomanie». Seule une répondante sur cinq connaissait l’existence de ressources pour l’aider à sortir de l’industrie du sexe.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, affirmait récemment vouloir s’attaquer à la prolifération des salons de massage érotique dans la ville. Il a rencontré le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Marc Parent, à ce sujet.

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