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L’ère de la mobilité

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Avez-vous ce qu’il faut pour faire votre place dans le marché du travail de demain?

Non, ce n’est pas le slogan d’une émission de téléréalité mettant en vedette de jeunes diplômés. C’est plutôt la question que nous nous sommes posés dans la plus récente édition du guide Les carrières d’avenir.

Nous avons identifié cinq aptitudes clés que tout travailleur se doit désormais de posséder pour faire sa marque, tous domaines confondus. Ces cinq qualités sont les suivantes : habileté en communication, capacité d’adaptation, sens de l’analyse, vision et créativité.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une «qualité» à proprement parler, un autre élément pourrait être ajouté à cette liste : la mobilité. Autrement dit, la capacité de déménager pour pratiquer son métier dans une autre région, voire une autre province.

C’est en effet une variable essentielle à considérer lorsqu’on évalue les perspectives d’emploi pour les diplômés d’une formation donnée à l’échelle québécoise.

Au cours des prochaines années, la majorité des emplois disponibles proviendront des départs à la retraite. Or, c’est en dehors des grands centres que le vieillissement de la population se fait le plus sentir. C’est donc là que les besoins seront les plus criants et qu’on risque de retrouver le plus de débouchés.

Pour plusieurs des formations gagnantes présentées dans le guide Les carrières d’avenir, les diplômés devront être prêts à se déplacer, pour des raisons évidentes : qu’on pense au DEP Production acéricole (la moitié des érablières se trouvent dans la Chaudière-Appalaches), au DEC Technologie minérale (les mines étant principalement situées dans le nord de la province), ou encore les formations liées à l’agriculture.

Même lorsqu’elle n’est pas requise, la mobilité peut être payante; dans certains domaines, ceux qui sont disposés à se déplacer peuvent profiter d’avantages intéressants. Par exemple, le ministère de la Santé et des Services sociaux offre des bourses pouvant aller jusqu’à 30 000 $ aux futurs orthophonistes qui s’engagent à travailler pour une durée de trois ans dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Il n’est pas à la portée de tous de s’exiler pour pratiquer son métier. Bien sûr, une telle décision implique aussi des choix au niveau personnel. Mais l’expérience peut être enrichissante, et peut permettre de faire sa progresser sa carrière en obtenant plus rapidement un poste à responsabilités, ou un poste à temps plein, par exemple. Cracheriez-vous sur l’emploi de vos rêves si vous deviez déménager pour l’obtenir? Cette question mérite réflexion au moment de faire votre choix de carrière.

Par ailleurs, la notion de mobilité géographique rejoint en quelque sorte celle d’adaptation. La capacité à s’adapter est l’une des qualités les plus recherchées par les employeurs d’aujourd’hui. Il faut être ouvert à des horaires variables, à une restructuration, à la diversité de la clientèle et des collègues, et même… à une relocalisation.

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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