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L’emploi en foresterie au Québec en 2014

arbres

Abondante et renouvelable, la forêt a façonné le Québec. Après des années de crise et des fermetures d’usines, l’industrie de la foresterie se renouvelle. Le bois offre maintenant des possibilités écologiques inespérées.

Pour la foresterie, 2013 a été une année de transition, selon Annie Beaupré, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier. Entre 2005 et 2012, le secteur a perdu le tiers de ses emplois, la plupart dans des régions dépendant du bois et de sa transformation.

«La crise forestière a été dure. On doit s’adapter au nouveau régime forestier, entré en vigueur le 1er avril 2013, qui amène des changements majeurs dans la gestion des forêts publiques», dit-elle. Mais la demande reprend.

«L’emploi en aménagement forestier devrait croître de 1 à 2 % annuellement d’ici 2018», note Annie Beaupré. Malgré la crise, le taux de chômage chez les ingénieurs forestiers a diminué, souligne François-Hugues Bernier, directeur des communications et de la foresterie à l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec. «Les perspectives sont prometteuses, mais la forêt reste associée à la précarité», ajoute-t-il.

À l’instar de tout secteur lié aux ressources naturelles, la foresterie connaît des hauts et des bas. «La filière a des défis à relever, allant de l’aménage­ment durable à l’usage du bois dans les bâtiments verts ou la confection de tissu», assure François-Hugues Bernier. La matière non ligneuse (plantes, champignons, fruits, sève) offre d’infinies possibilités, comme la fabrication de produits fins, d’huiles essentielles ou de cosmétiques.

Où travailler?

Des emplois dans les forêts privées et publiques sont disponibles dans toutes les régions du Québec, à l’exception de Montréal et de Laval. Les grandes zones forestières sont situées au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Nord-du-Québec, en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et en Mauricie.

Relève

La crise forestière a découragé les jeunes. À l’Université Laval, 62 postes destinés aux­ diplômés en génie du bois ont été affichés pour 2 finissants seulement.

Chez les ingénieurs forestiers, «il y aura deux fois plus de départs à la retraite que de nouvelles recrues en 2015», s’inquiète François-Hugues Bernier.

Même désarroi dans le sec­teur de l’aménagement ­forestier, qui manque de ­débroussailleurs, de reboiseurs et d’abatteurs manuels. «L’âge moyen des travailleurs est de 47 ans», note Annie Beaupré.

Portrait statistique

Le secteur employait au moins 60 000 personnes en 2012, selon le Conseil de l’industrie forestière du Québec. Près de 27 000 travailleurs œuvrent dans la filière des produits du bois, environ 24 000 dans les pâtes et papiers, et plus de 10 000 dans l’aménagement forestier.

Parmi les 1 800 ingénieurs actifs, 30 % travaillent au ministère des Ressources naturelles, dans les MRC ou au gouver­nement fédéral.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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