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L’emploi en éducation au Québec en 2014

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Les politiques de soutien aux élèves permettent de maintenir le nombre d’enseignants au primaire et au secondaire. Ces prochaines années, le Québec aura donc besoin de sang neuf dans le domaine.

Selon les prévisions du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), le Québec aurait besoin de 10 942 nouveaux enseignants au préscolaire et au primaire entre 2013 et 2016. Au secondaire, il faudrait embaucher, pour cette même période, 4 510 enseignants.

«Les mesures du MELS pour soutenir les élèves en difficulté, réduire le nombre d’écoliers dans les classes du primaire, ou encore introduire la maternelle à temps plein dès quatre ans, ont contribué à créer des postes», affirme Bernard Tremblay, directeur des relations du travail à la Fédération des commissions scolaires du Québec. Les spécialistes en mathématiques, anglais ou musique sont particulièrement recherchés.

Du côté des cégeps, le MELS prévoit une baisse de la population étudiante jusqu’en 2020. Mais selon Mathieu Saint-Onge, conseiller en communication à la Fédération des cégeps, «cela n’impliquera pas nécessairement une baisse significative de la demande de professeurs au collégial», compte tenu, entre autres, des nombreux départs à la retraite prévus.

Mais c’est à l’université que le manque d’enseignants est le plus criant… et chronique. «En 15 ans, le nombre d’étudiants a augmenté de plus de 25 %, alors que les effectifs professoraux n’ont même pas progressé de 10 %. Peu de nouveaux postes ont été créés et les personnes parties à la retraite n’ont pas toutes été remplacées», dit Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université.

Où travailler?

Dans les couronnes nord et sud de Montréal, la demande soutenue d’enseignants s’explique par la forte concentration de jeunes familles qui viennent s’y établir. Des régions au fort potentiel économique, mais plus isolées, comme la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, sont aussi à la recherche d’enseignants.

Des régions qui recrutent

Relève

«Lors du Sommet sur l’enseignement supérieur en février 2013, le gouvernement québécois a promis un réinvestissement dans les universités qui permettrait l’embauche de 1 000 professeurs d’ici 2018», précise Max Roy. Il y a donc de l’espoir pour les diplômés dans le domaine, d’autant plus que l’âge moyen des professeurs d’université est de 49,3 ans.

«Les enseignants employés par les commissions scolaires ont en moyenne 40,5 ans. On ne s’attend pas à des départs massifs à la retraite comme à la fin des années 1990», indique Bernard Tremblay. Au collégial, l’âge moyen est de 44 ans, selon la Fédération des cégeps.

Portrait statistique

Plus de 103 000 enseignants travaillent dans près de 3 175 écoles au préscolaire, au primaire et au secondaire. Environ 22 000 enseignants sont employés dans les 48 établissements collégiaux publics de la province. Enfin, les 19 universités du Québec comptent 9 400 professeurs.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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