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L’emploi en arts, en culture et en communications au Québec en 2014

camerawoman

À grands coups de créativité, d’ingéniosité et de sensibilité, les artistes et artisans du Québec développent des projets stimulants. La stabilité d’emploi dans le domaine est tout de même difficile à atteindre pour la plupart d’entre eux.

Si certains sous-secteurs des arts, de la culture et des communications sont en déclin, comme celui de la ­télévision traditionnelle, d’autres connaissent une croissance inattendue. «Le domaine de la télévision spécialisée prend beaucoup d’ampleur», témoigne Benoît Allaire, conseiller en recherche en culture et communications à l’Observatoire­ de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec. En 2012, ce créneau fournissait 1 151 emplois, soit deux fois plus qu’en 2001.

Les établissements du patrimoine, comme les musées ou les centres d’interprétation, ont affiché une croissance de 2,3 % par année entre 2001 et 2012. La plupart du temps, les emplois qu’on y offre sont cependant saisonniers.

Du côté des productions ­cinématographiques, Montréal devient une destination de choix. «En 2013, on a accueilli des tournages américains d’une ampleur sans précédent au Québec», confirme Louise Boucher, directrice générale du Conseil québécois des ressources humaines en culture. Le milieu a d’ailleurs appuyé la création d’une nouvelle formation en techno­logies sonores au collégial, qui devrait être implantée dans les prochaines années. Ce programme permettrait de former des techniciens du son employés sur les plateaux de tournage et en postproduction.

Où travailler?

Les emplois dans le milieu culturel sont généralement concentrés dans les grands centres urbains, comme Montréal ou Québec, où se trouvent la plupart des chaînes de télévision, des maisons de production ­cinématographique et des cabinets de relations publiques.

Des régions qui recrutent

Relève

L’industrie compte bon nombre de jeunes diplômés. Les départs à la retraite ne risquent donc pas de venir gonfler la demande de main-d’œuvre pour l’instant. Les gestionnaires d’organismes culturels, qui occupent des postes demandant plus d’expé­rience et de compétences entrepreneuriales, sont cependant un peu plus âgés.

«Même s’ils sont passionnés­ et dévoués, ils doivent ­préparer leur succession», explique Louise Boucher. Les jeunes diplômés qui allient une ­forma­tion en arts et une autre en administration pourraient donc connaître une ascension plus rapide vers des postes de haut niveau.

Portrait statistique

Au Québec, l’industrie de la culture et des commu­nica­tions rassemble 118 760 travailleurs. De ce nombre, ­32 820 personnes évoluent­ dans le domaine de la rédac­tion, de la traduction et des relations publiques, alors que 24 820 travaillent comme ­designers (graphiques, ­industriels ou d’intérieur), concepteurs artistiques et artisans. Près de 10 000 personnes sont des professionnels, des commis ou du personnel technique des bibliothèques, des archives, des musées et des galeries d’art.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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