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L’emploi dans les mines et la métallurgie au Québec en 2014

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La richesse du sous-sol québécois et la demande mondiale de minéraux et de métaux continuent de stimuler les besoins en main-d’œuvre dans ce secteur. Les nombreux départs à la retraite à venir au cours des prochaines années élargiront ces bonnes perspectives d’emploi.

Des formations gagnantes dans ce secteur

Malgré une baisse prévue d’en­viron 10 % des investissements miniers en 2013, les besoins en main-d’œuvre se maintiennent, dit Valérie Fillion, directrice de l’Association de l’exploration minière du Québec. «Cela s’explique par la demande croissante de minerai, qui provient de partout sur la planète», indique Guy Auger, coordonnateur à la formation au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie­ des mines (CSMO Mines).

L’or,­ le fer, le nickel, le zinc, le cuivre et le diamant extraits du sous-sol québécois continuent d’être recherchés. Mais de nouveaux minéraux sont aussi prisés. Guy Auger cite l’exemple de la mine Québec Lithium de La Corne, en Abitibi-Témiscamingue, qui compte des clients en Chine, en Corée et au Japon. «Le lithium est en plein essor, notamment pour son utilisation dans la fabrication des articles électroniques et technologiques», dit-il. D’ici 2021, le CSMO prévoit que le nombre de mines au Québec passera de 26 à 45, une augmentation qui devrait créer 7 900 emplois.

Dans le secteur de la métallurgie, la demande de ­travailleurs est maintenue par le développement de nouveaux marchés d’expor­ta­tion. «Les départs à la retraite à venir créeront aussi des débouchés», affirme Marie-France Charbonneau, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie du Québec.

Où travailler?

La majorité des sites miniers se trouve dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Seulement 6 % des mines sont situées à l’extérieur de ces territoires. En métallurgie, les emplois se concentrent principalement en Montérégie, en Abitibi-Témiscamingue et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Relève

Dans l’industrie des mines, le quart des travailleurs est âgé de plus de 50 ans. D’ici 2021, le CSMO Mines prévoit que 10 000 postes seront à pourvoir en raison des départs à la retraite. L’industrie de la métallurgie devra également recruter de nombreux travailleurs pour assurer la relève. «La majorité de nos travailleurs est âgée de 44 ans et plus», affirme Marie-France Charbonneau. Au cours des 10 à 15 prochaines années, près de 50 % de la main-d’œuvre quittera pour la retraite.

Portrait statistique

Le Québec compte 26 mines en développement ou en exploitation qui emploient 11 000 personnes. Près des trois quarts (73 %) des travailleurs œuvrent en exploitation et 27 % dans les entreprises d’exploration et de mise en valeur du minerai. L’industrie de la métallurgie, pour sa part, compte plus de 20 400 travailleurs, répartis dans 125 entreprises. C’est la transformation d’alumine et d’aluminium qui emploie le plus de personnes, avec 8 200 travailleurs.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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