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L’emploi dans le secteur de l’énergie au Québec en 2014

barrage

Avec la poursuite de la construction du barrage électrique de la Romaine et les nombreux projets de transport d’électricité à réaliser, le secteur de l’énergie va bien au Québec. L’incertitude continue toutefois de planer sur les hydrocarbures.

Des formations gagnantes dans ce secteur

Le changement de gouvernement en novembre 2012 a quelque peu changé le visage du secteur de l’énergie au Québec. Certains projets prévus dans le cadre du Plan Nord, et pour lesquels Hydro-Québec allait fournir de l’électricité, ont été mis en veilleuse.

La société d’État a donc dû se tourner vers d’autres avenues pour créer des emplois. Au cours des prochaines années, ce sont surtout des projets de transport d’électricité, comme la création de lignes à haute tension, qui devraient voir le jour.

La poursuite de la construction de la centrale de la Romaine devrait également générer près d’un millier d’emplois par année d’ici 2020. Par ailleurs, la construction d’une vingtaine de parcs éoliens est prévue d’ici 2015, ce qui devrait mener à la création d’environ 26 000 emplois.

Du côté des hydrocarbures, tout reste à faire, selon le président de l’Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers, Mario Lévesque. «Les ressources, les compagnies et les investisseurs sont là. Tout ce qu’il manque, c’est la volonté gouvernementale.»

Si le politique décide d’aller de l’avant, près de 80 000 emplois pourraient être générés. Or, rien n’est assuré, notamment en raison du moratoire imposé par le gouvernement québécois sur les gaz de schiste.

Où travailler?

La majorité des emplois d’Hydro-Québec se trouve dans la grande région de Montréal, en Montérégie, en Estrie, dans les Laurentides ainsi que sur la Côte-Nord. Dans les secteurs gazier et pétrolier, les emplois sont actuellement concentrés dans les grands centres urbains. L’exploitation des ressources amènerait toutefois les industries à se rediriger vers l’île d’Anticosti, la Gaspésie et les basses-terres du Saint-Laurent.

Des régions qui recrutent

Relève

Chez Hydro-Québec, on prévoit environ 1 000 départs à la retraite annuellement d’ici 2016, selon Louis-Olivier Batty, attaché de presse. Ce nombre s’élève à 2 000 lorsqu’on l’étend à toutes les entreprises du secteur électrique.

Pour ce qui est des hydrocarbures, le roulement est constant. «Il s’agit d’un domaine difficile. C’est un travail de chantier très physique qui éloigne souvent les employés de leur lieu de résidence», indique Mario Lévesque. Dans cette optique, il estime que la relève aura toujours de la place.

Portrait statistique

L’industrie électrique compte plus de 40 000 travailleurs, selon l’Association de l’industrie électrique du Québec. Sur ce nombre, environ 21 000 travaillent pour le compte d’Hydro-Québec. Les secteurs gazier et pétrolier embauchent un peu plus de 200 personnes. Du côté du raffinage, on emploie environ un millier de personnes.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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