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L’écart salarial hommes-femmes persiste

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Malgré une réduction constante de l’écart salarial entre les hommes et les femmes au cours des quinze dernières années, les différences de rémunération entre les sexes demeurent manifestes, selon une compilation de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) publiée cette semaine. Fait inquiétant, ces écarts sont présents quel que soit le niveau ou le domaine d’emploi.

Alors qu’une étude de Statistique Canada a déjà avancé que le retard salarial des femmes était dû à leur choix de carrière, les données présentées par l’ISQ montrent que, même lorsqu’elles choisissent des métiers à prédominance masculine, les femmes sont toujours moins bien payées.

Par exemple, les professionnelles en génie civil, mécanique, électrique et chimique gagnent en moyenne 38,39 $ l’heure en 2012, comparativement à 41,11 $ pour leurs collègues masculins. En architecture, urbanisme et arpentage, c’est 40,47 $ contre 41,41 $.

Étrangement, l’avance des hommes persiste même dans les professions typiquement féminines, soit les domaines où la proportion de femmes excède 60 %. Ainsi, les enseignants des niveaux préscolaire, primaire et secondaire gagnent 37,09 $ l’heure comparativement à 36,38 $ pour les enseignantes. Chez les thérapeutes, les hommes obtiennent 37,47 $ contre 36,31 $ pour les femmes, un écart similaire à celui qui prévaut chez les psychologues et les travailleurs sociaux. Il existe deux exceptions à cette règle : parmi le personnel en soins infirmiers et les bibliothécaires, les femmes ont un avantage salarial respectif de 0,22 $ et de 0,05 $ l’heure.

L’analyse par niveau d’emploi montre également des disparités constantes. Ainsi, les femmes qui occupent des postes de gestion gagnent 3,61 $ l’heure de moins que les hommes. Quant à celles qui ont des études universitaires, elles accusent un retard de 3,33 $.

Pour l’ensemble des travailleurs, en 2013, le salaire horaire moyen des femmes atteint 22,52 $, comparativement à 25,09 $ pour les hommes.

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