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L’autodiscipline financière : une nécessité pour le travailleur autonome

Un travailleur autonome qui ne budgète pas finit par le regretter. Chaque printemps, les impôts saignent son compte en banque. Et les périodes creuses l’obligent à s’endetter.

Un travailleur autonome qui doit payer au-delà de 1 800 $ d’impôt net pendant une année financière doit verser régulièrement, l’année suivante, des acomptes provisionnels au ministère du Revenu; en deçà de ce montant, il doit épargner en prévision des impôts qu’il aura à verser, avant la fin avril de chaque année.

«Un travailleur autonome devrait idéalement investir le montant maximal dans un REÉR, dit Brahim Zanari, du cabinet comptable montréalais GMT Canada. Il doit aussi scrupuleusement détailler ses dépenses déductibles et, s’il en a les moyens, se payer les conseils d’un comptable afin de ne rien oublier.»

Budgeter en fonction de ses dépenses

À la différence d’un employé qui connaît déjà son salaire annuel, un travailleur autonome ne sait jamais si l’année sera fructueuse.

«Les travailleurs autonomes doivent budgeter en fonction de leurs dépenses, puisque leurs revenus sont imprévisibles. Ils doivent donc déterminer combien ils doivent gagner au minimum pour subvenir à leurs besoins», explique Sylvain Boisjoli, directeur de l’Institut de formation Summus, une entreprise de services-conseils qui apprend entre autres aux travailleurs contractuels à bien gérer leur budget.

Ainsi, en cours d’année, ils pourront réajuster leur tir et, au besoin, chercher de nouveaux clients. Le budget est encore, pour eux, le meilleur moyen de suivre de près et d’équilibrer leurs finances personnelles.

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