Navigation des articles

equipe-jobboom

L’ancêtre du Code du travail a 70 ans

Il y a 70 ans, la première législation québécoise encadrant les relations de travail était adoptée par le gouvernement d’Adélard Godbout.

La Loi sur les relations ouvrières, l’ancêtre du Code du travail d’aujourd’hui, obligeait les employeurs à négocier de bonne foi avec les représentants des travailleurs, dans la mesure où au moins 60 % de ces derniers désiraient se syndiquer (le pourcentage a par la suite été abaissé à 50 %, puis à 35 %).

Cette pièce législative devait être modernisée en 1964, dans le sillage de la Révolution tranquille, avec l’adoption du Code du travail. Celui-ci allait fixer les modalités des négociations patronales-syndicales telles que la conciliation, l’arbitrage et les conditions du droit de grève, après quelques retentissants conflits de travail de l’époque.

La Loi sur les relations ouvrières s’inspire du Wagner Act, adopté aux États-Unis en 1935 sous Roosevelt, dans la foulée du New Deal. La préoccupation était de stimuler l’économie en relançant la consommation. On pensait alors favoriser la syndicalisation pour améliorer les conditions des travailleurs.

Ce jalon historique est expliqué plus en détail dans le webdocumentaire Les relations du travail au Québec : des témoins tracent la ligne du temps , réalisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, en collaboration avec l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal. On y aborde aussi d’autres faits marquants, notamment la grève de l’amiante en 1949, la réforme du code du travail en 1977 et la Loi sur l’équité salariale en 1996.

Partager