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L’âge de la fiabilité

Si vous convoitez un poste de plus bas échelon afin d’alléger vos tâches, passerez-vous pour un toqué? Pas si vous savez expliquer votre choix.

Lors de votre entrevue d’embauche, vous aurez à exprimer clairement les raisons qui vous poussent à réduire la cadence, pour éviter que cette décision soit interprétée par le recruteur comme un manque de motivation à travailler.

Selon Jean Métivier, de la firme de recherche de cadres Métivier Groupe Conseil, il faut passer par une sérieuse réflexion et faire preuve d’honnêteté. «Vous pourriez alors dire que vous avez encore envie de travailler, mais que vous n’avez plus le goût de faire des heures de fou», explique-t-il.

Ainsi, l’employeur qui vous engagera saura à quoi s’en tenir. Il ne pourra être offusqué si vous refusez de faire des semaines de 50 heures.

Fidèle et fiable

Ne laissez pas votre position de fin de carrière vous étiqueter négativement. Afin de séduire les employeurs, Luc Brunet, professeur en psychologie du travail et des organisations à l’Université de Montréal, suggère d’insister sur votre expérience. «Les succès, les bonnes initiatives, c’est toujours marquant.»

Jacques Limoges, professeur associé en orientation professionnelle à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, propose aussi de jouer sur l’assiduité et le dévouement. Selon lui, les travailleurs qui avancent en âge sont souvent fidélisés à l’entreprise. «Avoir un plus grand sentiment d’appartenance va de pair avec la fiabilité. Et les employeurs aiment ça!» conclut-il.

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