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J’ai mon diplôme. Et maintenant?

Groupe de diplômés avec un gros plan sur leur diplôme

Photo : michaeljung/Shutterstock

Quitter le statut d’étudiant pour faire sa place dans la jungle du marché du travail peut être stressant. Voici quelques pistes pour faciliter la transition.

Le pire est de se sous-estimer et de demeurer inactif. Il faut foncer. Mais foncer intelligemment, il va sans dire. D’ailleurs, la meilleure stratégie est de commencer tôt. Plusieurs attendent la fin de leurs études pour se décider à chercher un travail. Pourtant, il y a beaucoup d’occasions à saisir durant la formation. La période des études est en effet le moment idéal pour décrocher stages, petits contrats à l’étranger et expériences bénévoles.

Apprendre à réseauter

Avant même de songer à se lancer dans la course à la recherche d’emploi, il est essentiel d’avoir suffisamment défini son objectif professionnel : quel type d’emploi souhaite-t-on occuper exactement, en tenant compte de ce que notre formation et nos habiletés nous permettent de faire? Cela nécessite de bien se connaître, de savoir ce qu’on veut et ce qu’on vaut. Autre étape obligatoire : s’informer à l’avance à propos du marché du travail dans son domaine. Par exemple, il serait mal vu d’offrir ses services comme employé permanent dans un secteur où on n’embauche que des pigistes.

Dès le début des études, il faut aussi penser à se bâtir un réseau de connaissances. Cette idée déplaît à plusieurs étudiants, qui ne veulent pas avoir l’air de quémander. Pour faciliter les choses et se sentir à l’aise, on peut commencer dans sa famille, par exemple. Par ailleurs, en s’inscrivant à des colloques, en siégeant à des comités étudiants ou en devenant membre de l’ordre de sa future profession, les étudiants peuvent élargir tout naturellement leur réseau.

Les spécialistes en placement suggèrent de ne pas attendre à la dernière session d’études pour participer aux journées carrière organisées par l’établissement de formation. On s’y fait des contacts, on accroît la confiance en soi et on cible les employeurs intéressants.

Un CV ciblé

Lorsqu’on a identifié les entreprises qui nous intéressent, il faut bien préparer son outil de promotion : le CV. Comment se démarquer des autres candidats?

Certains privilégient le CV «complet», sur deux ou trois pages, qui fait état de toutes les expériences, au lieu du CV résumé, qui sert plutôt d’outil de première approche. En effet, devant un employé qui n’a pas d’expérience, le recruteur recherche une personne qui a du potentiel. Si on postule à un emploi en métallurgie mais qu’on a fait les foins et cueilli des fraises pendant plusieurs étés, l’employeur saura qu’on est capable de supporter la chaleur et la poussière de l’usine. Il est toutefois important de faire ressortir les expériences pertinentes par rapport à l’objectif professionnel. Enfin, l’aspect visuel du CV est aussi très important. C’est une façon de démontrer qu’on maîtrise bien les nouvelles technologies.

Un travail scolaire particulièrement réussi ou un rapport d’évaluation de stage peuvent également être ajoutés en annexe. On peut aussi diriger l’employeur vers sa page Web personnelle. C’est un incontournable pour un diplômé en publicité, par exemple, et l’employeur y verra sa créativité.

Une lettre bien conçue

Le CV s’accompagne d’une lettre de présentation personnalisée, dans laquelle on exprime deux choses : l’intérêt qu’on porte à la compagnie et ce qu’on estime pouvoir lui apporter. Ce faisant, l’employeur doit comprendre pourquoi on l’a choisi parmi d’autres – par exemple, parce que sa compagnie utilise un appareil avec lequel on est à l’aise, ou mise sur une méthode de travail qu’on privilégie. Il ne faut jamais que l’employeur ait l’impression qu’on a envoyé la même lettre à plusieurs endroits, en se contentant de changer l’adresse!

Dans cette lettre, il faut faire le lien entre les particularités de l’employeur et les nôtres. Par exemple, si on est chimiste et qu’on postule auprès d’une compagnie spécialisée dans un type de recherche sur lequel, justement, on a déjà travaillé durant son baccalauréat, il est important de le mentionner.

Notez cependant que certaines grandes entreprises demandent de ne pas joindre de lettre de présentation, notamment celles qui utilisent un système de base de données pour classer et conserver les CV reçus.

L’entrevue

Pour ne pas être rongé par la nervosité une fois assis devant le ou les recruteurs pour une entrevue, une seule solution : avoir bien préparé ses réponses, sans oublier de les étayer par des exemples tirés de ses expériences. Si on demande, par exemple, «Aimez-vous travailler en équipe?», vous pourriez acquiescer en ajoutant que vous avez fait plusieurs travaux d’équipe pendant votre formation et que vous étiez capable de vous affirmer tout en restant à l’écoute des idées de vos collègues. De plus, il est très utile de faire une simulation d’entrevue avec quelqu’un de son entourage avant la rencontre.

Après l’entrevue vient le moment du bilan. On reformule, pour une prochaine fois, les réponses qu’on a jugées imparfaites. Si on n’obtient pas l’emploi convoité, on peut toutefois rappeler l’employeur et lui demander des conseils pour améliorer notre performance en entrevue.

Adopter une bonne stratégie de recherche d’emploi constitue la clé de la réussite, mais il faut savoir l’adapter à l’employeur concerné et au type de poste visé. La seule règle stricte, c’est de rester flexible!

Six trucs pour mettre les chances de son côté

1. S’inscrire au service de placement de son établissement de formation, une démarche simple et gratuite. On y propose généralement de l’aide à l’orientation, des techniques d’entrevue et de rédaction de CV ainsi que des offres d’emploi. De plus, les employeurs qui s’y adressent acceptent d’emblée les candidats sans expérience.

2. Se bâtir un réseau de connaissances qui permettent d’entrer en contact avec le marché caché de l’emploi, grâce auquel on peut découvrir des offres qui ne sont pas annoncées autrement.

3. Fréquenter les journées carrière, les cinq à sept, les lancements, les cocktails et autres activités dans son domaine. On s’y fait des contacts et on cible les employeurs qui nous intéressent.

4. Être membre de son ordre professionnel. Cela démontre son intérêt aux employeurs potentiels.

5. S’abonner à des publications spécialisées, assister à des conférences et colloques pour rester à l’affût de ce qui se passe dans son secteur.

6. Effectuer des stages et des petits contrats, ou même obtenir des expériences de travail à l’étranger.

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