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Isabelle Courville : première de classe

Isabelle Courville Photo : Paul Ducharme

Isabelle Courville
Photo : Paul Ducharme

Présidente du conseil d’administration de la Banque Laurentienne depuis mars 2013, l’ingénieure Isabelle Courville a occupé plusieurs postes de haute direction chez Hydro-Québec et Bell Canada. Pour cette ingénieure et avocate qui a obtenu de nombreuses reconnaissances, la clé du succès réside dans la rigueur et le travail.

Passionnée de mathématiques et de sciences à l’adolescence, Isabelle Courville ne s’est pas interrogée longtemps au moment de faire son choix de carrière. «Me diriger en génie était une évidence, dit celle qui a obtenu un baccalauréat en génie physique à Polytechnique Montréal en 1985. Je voulais poursuivre des études scientifiques et je savais que le diplôme de génie m’ouvrirait toutes grandes les portes de l’emploi.»

Elle ne croyait pas si bien dire! Immédiatement après l’obtention de son diplôme, à 22 ans, elle accède directement à un poste de cadre chez Bell Canada. Quatre ans plus tard, elle étudiait en droit à l’Université McGill. «Je souhaitais parfaire ma formation scientifique avec un diplôme utile pour la gestion des affaires. Ce domaine m’intéressait étant donné que j’étais déjà cadre.»

Toujours plus haut

Cette double formation lui a permis de poursuivre son ascension professionnelle.

De 1998 à 2001, elle a été première vice-présidente aux approvisionnements et gestion des investissements chez Bell Canada. «À ce poste, je pouvais mettre à profit à la fois mes compétences juridiques pour la négociation de contrats et mes connaissances des équipements pour comprendre leur fonctionnement et leur intégration dans le réseau. Cela a été un travail fascinant pour moi!»

En 2012, le magazine américain Fortune l’a hissée au 39e rang du palmarès des femmes d’affaires les plus influentes à l’extérieur des États-Unis.

De fil en aiguille, elle a accédé à d’autres postes de plus haut niveau. De 2001 à 2003, elle a été présidente et chef de la direction du Groupe Bell Nordiq (Télébec et NorthernTel). De 2003 à 2006, elle a été présidente du groupe Grandes entreprises de Bell Canada avant d’assurer la présidence d’Hydro-Québec Distribution et celle d’Hydro-Québec TransÉnergie jusqu’au début de 2013.

Son travail a été reconnu à plusieurs reprises au cours de sa carrière. En 2012, le magazine américain Fortune l’a hissée au 39e rang du palmarès des femmes d’affaires les plus influentes à l’extérieur des États-Unis. Elle a aussi figuré 3 fois au top des 100 femmes les plus influentes du Canada, en plus de recevoir en 2010 le prix Hommage reconnaissance de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) pour sa contribution exceptionnelle à faire rayonner le génie.

La sagesse de l’expérience

Malgré ces récompenses, Isabelle Courville reste humble et garde les deux pieds sur terre. «Je n’ai pas cherché à avoir absolument des postes de haute direction, comme je n’ai pas cherché à obtenir de prix, confie-t-elle. Je suis restée ouverte aux emplois qui s’offraient à moi et j’ai travaillé fort. Comme dans n’importe quoi, plus on s’exerce, plus on devient bon. C’est ce que j’ai fait. J’aime aller au bout de mes compétences et j’aime apprendre.»

Aux jeunes diplômés en génie qui aspirent à des postes de direction, elle donne ces sages conseils. «Soyez sérieux dans vos études, apprenez à devenir un ingénieur compétent pour être plus tard un gestionnaire crédible. Si on veut courir le marathon, on commence par faire 5 km, puis 10 km. En gestion, c’est pareil! Les choses viendront naturellement si, à chaque échelon, on met les efforts nécessaires.»

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