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Inhalothérapie : la pénurie!

Le Québec manque d’inhalothérapeutes. Si la tendance se maintient, la situation n’est pas près de se stabiliser.

«Dans tous les centres hospitaliers de la province, il y a des postes qui ne sont pas pourvus et les heures supplémentaires sont une réalité récurrente, dit Céline Beaulieu, présidente de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec. Faute de personnel, on doit même parfois dresser des priorités et remettre, par exemple, certains examens diagnostiques ou sessions en cliniques d’enseignement des maladies pulmonaires.»

Michèle Tremblay, coordonnatrice du programme Techniques d’inhalothérapie au Cégep de Chicoutimi, est d’accord. Elle assure que le nombre de finissants de ce programme ne suffit pas à satisfaire à la demande de main-d’œuvre dans le domaine. «Depuis une dizaine d’années, le taux de placement de nos étudiants frôle les 100 %. En règle générale, nos diplômés se trouvent du boulot en sortant de l’école», indique-t-elle.

Une profession en évolution

Mme Tremblay croit que la pénurie s’explique notamment par l’augmentation des maladies respiratoires, le vieillissement de la population, ainsi que l’évolution de soins prodigués par les inhalothérapeutes. «Depuis 20 ans, on a vu apparaître, entre autres, des cliniques où l’on ne traite que des patients asthmatiques ou encore ayant des troubles du sommeil. Les inhalothérapeutes se sont aussi mis à prodiguer beaucoup de soins à domicile.»

Avis aux intéressés, la pénurie ne se résorbera pas de sitôt. «Les premières cohortes d’inhalothérapeutes commencent à prendre leur retraite et on s’attend à avoir un problème encore plus criant d’ici cinq ans», assure Mme Beaulieu.

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