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Inhalothérapie : apprendre à respirer

Les étudiants en Techniques d’inhalothérapie s’initient à l’univers des soins respiratoires, à la relation d’aide et à de nombreux appareils technologiques. Trois années d’études bien chargées!

Au Québec, la profession d’inhalothérapeute exige l’obtention du diplôme d’études collégiales (DEC) en Techniques d’inhalothérapie. Sept collèges offrent ce programme, un peu partout dans la province. «Pour y être admis, il faut avoir réussi les cours de Mathématiques 436 ou les équivalents actuels de Mathématique, séquence Technico-sciences ou séquence Sciences naturelles de la 4e, secondaire, Sciences physiques 436 ainsi que Chimie 534 ou son équivalent Chimie de la 5e secondaire, et avoir une moyenne générale d’au moins 75 % en 5e secondaire», soutient Manon Ouellet, coordonnatrice du programme au Cégep de Sherbrooke.

Beaucoup de stages

La formation est donnée de façon similaire dans chaque établissement. Les deux premières années sont consacrées à des cours didactiques, théoriques et à des laboratoires. Et les stages? «Il n’y en a pratiquement pas durant les deux premières années, dit Mme Ouellet. Mais la troisième y est presque exclusivement consacrée, les étudiants n’ayant des cours théoriques qu’une seule journée par semaine.»

Pour pratiquer, l’inhalothérapeute doit détenir un permis de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ), qu’il obtient en réussissant un examen du ministère de l’Éducation à la fin de ses trois années d’études. Mais une fois son diplôme et son droit de pratique obtenus, l’inhalothérapeute ne cesse jamais d’apprendre. «L’Ordre a adopté un règlement qui soumet ses membres à une obligation de 30 heures de formation continue par deux ans, dont au moins dix à chaque année», dit Céline Beaulieu, présidente de l’OPIQ.

Et l’université?

La formation étant de première importance, il ne serait pas surprenant qu’un baccalauréat dans le domaine de l’inhalothérapie soit créé prochainement, selon Mme Beaulieu. «Depuis une dizaine d’années, nous travaillons pour ce changement, dit-elle. Cela permettrait, entre autres, d’approfondir les connaissances en relations humaines, en psychologie, sans oublier toutes les connaissances scientifiques requises pour la pratique professionnelle de l’inhalothérapie.» D’ici là, les inhalothérapeutes peuvent s’inscrire au Certificat en inhalothérapie offert par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. «Ce programme est axé sur l’anesthésie et les soins critiques. On le fait pour approfondir ses connaissances dans ce secteur, mais il n’est pas obligatoire à la pratique», conclut Mme Beaulieu.

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