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Inhalothérapie : une profession qui a changé d’air

Des plombiers chargés de changer les bonbonnes d’oxygène des patients dans les hôpitaux? C’était la réalité dans les années 1960, jusqu’à ce que l’inhalothérapie entre en scène…

Pauline Houle est inhalothérapeute à l’Hôpital de Saint-Eustache. Elle pratique sa profession depuis 1974. «La profession a évolué, avoue-t-elle. Mais la base reste la même. Mon travail était et est encore aujourd’hui de prodiguer des soins respiratoires.»

Mme Houle raconte qu’au fil des ans, il y a beaucoup de créneaux qui se sont développés. «Les soins pour les troubles du sommeil ou les cliniques de la douleur et d’asthme n’existaient pas à mes débuts.»

Céline Beaulieu, présidente de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec, évoque aussi le virage ambulatoire des années 1990. «C’est à cette époque que les inhalothérapeutes ont commencé, par exemple, à faire des visites à domicile auprès de plusieurs types de patients, comme ceux qui dépendent d’un support ventilatoire pour vivre.»

Un professionnel, pas un mécanicien!

Les avancées technologiques ont certes contribué à l’évolution de la profession. L’inhalothérapeute collabore maintenant à l’élaboration de diagnostics auprès du médecin, en participant à l’évaluation de l’état cardio-respiratoire du patient avant, pendant et après un plan de soins. «À l’époque, nous étions considérés comme des pousseux de boutons ou des manipulateurs d’appareils. Aujourd’hui, on nous voit davantage comme des professionnels de la santé», se réjouit Céline Beaulieu.

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