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Immigration : comment venir à bout des préjugés

Vous sentez que les employeurs hésitent à vous embaucher? N’hésitez pas à combattre les fausses perceptions dont vous êtes victime.

Les recruteurs ont tort d’entretenir des préjugés envers les candidats immigrants, soutient Nadine Lavoie, conseillère en emploi pour l’organisme Accueil liaison pour arrivants, à Montréal. Voici leurs principales idées préconçues… et de bons arguments pour les renverser.

Les immigrants volent nos emplois

«Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec sélectionne la plupart des immigrants en tenant compte des besoins de main-d’œuvre d’ici, note Mme Lavoie. Ainsi, en 2006, le Québec a accueilli beaucoup d’électriciens étrangers pour répondre à la demande créée par la construction de parcs éoliens et de centrales hydroélectriques.» Pour rassurer le recruteur, précisez qu’on a tenu compte de votre formation et de votre expérience professionnelle avant de vous accepter comme immigrant.

A beau mentir qui vient de loin

Certains employeurs doutent des renseignements contenus dans les CV des nouveaux arrivants. Ils prétendent ne pas pouvoir se fier à des institutions qu’ils ne connaissent pas. «Fournissez des références, même si elles sont à l’étranger, conseille Mme Lavoie. Faites valoir au recruteur qu’un seul appel outre-mer pourrait le rassurer sur vos compétences.»

Les immigrants ne connaissent rien aux nouvelles technologies

La mondialisation a entraîné la mise au point de nombreuses normes et procédures internationales de fabrication, signale Mme Lavoie. «Il n’est pas rare qu’un immigrant ait travaillé dans son pays selon les mêmes règles qu’ici. Si, par exemple, vous connaissez bien la norme ISO 9002, mentionnez-le dans votre CV et lors de l’entrevue.»

Les immigrants ne se laissent pas facilement diriger

Certains professionnels immigrants postulent des emplois de techniciens, même si ces postes sont inférieurs à leurs capacités.

C’est souvent le cas des ingénieurs étrangers qui ne peuvent pratiquer leur métier ici. Les gestionnaires sont alors mal à l’aise de les diriger. «Expliquez à l’employeur que vous étiez au courant de cet état de fait avant d’immigrer et que vous l’avez accepté. Parlez de votre motivation à vous tailler une place ici coûte que coûte.»

Il faut aussi adopter une attitude d’ouverture en entrevue : souriez au recruteur et posez des questions sur l’entreprise.

Les immigrants n’ont aucune loyauté

Le travailleur immigrant n’est pas différent d’un autre employé. Il peut partir s’il trouve mieux ailleurs. «Par contre, partir sans rien dire n’est pas une solution. Si vous vivez des insatisfactions au travail, mentionnez-le à qui de droit. On pourrait tenter d’améliorer vos conditions si on tient à vous.»

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