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Immigration : 4 questions à se poser avant d’entreprendre une formation au Québec

Immigration : 4 questions à se poser avant d’entreprendre une formation au Québec

Photo : Zurijeta / Shutterstock

Les travailleurs immigrants souhaitent souvent compléter une formation dès leur arrivée au Québec afin de trouver un emploi plus facilement. Malheureusement, un diplôme ne vous garantira pas un emploi! Pour éviter de perdre votre temps, voici quelques questions à vous poser pour vous assurer qu’un retour aux études est vraiment nécessaire.

1. Avez-vous déjà un diplôme d’études supérieures?

Si vous n’avez pas complété une formation collégiale ou universitaire dans votre pays d’origine, c’est une bonne idée d’envisager de telles études au Québec.

Dans le cas contraire, un second baccalauréat ou une maîtrise risque de vous rendre surqualifié pour plusieurs postes. Vous devriez plutôt concentrer vos efforts sur la recherche d’un poste dans votre domaine (ou sur l’acquisition des papiers qui vous permettront d’exercer votre métier).

Lorsque vous aurez accumulé quelques années d’expérience dans votre domaine au Québec, un retour aux études ne sera plus essentiel pour votre recherche d’emploi.

2. La formation a-t-elle pour objectif une réorientation professionnelle?

Auriez-vous envisagé un retour aux études si vous n’aviez pas immigré? Si votre emploi vous ennuyait et que vous sentez qu’il est temps pour vous de relever un nouveau défi, alors allez-y! Par exemple, un de mes clients ingénieur souhaitait devenir chauffeur de camion depuis son enfance. Son arrivée au Québec était pour lui l’occasion de pouvoir enfin suivre sa passion!

Lorsque vous explorez le monde de la formation, évitez de tenir compte uniquement des perspectives d’emploi. Renseignez-vous sur les conditions de travail; certains métiers impliquent des horaires irréguliers, nécessitent le bilinguisme ou requièrent une voiture. Considérez aussi vos intérêts réels. Si votre nouvelle carrière ne vous passionne pas, vous serez poussé à procrastiner dans votre recherche d’emploi.

3. Avez-vous de la difficulté à parler le français ou l’anglais?

Dans certains métiers, comme secrétaire ou enseignant, la langue de travail doit être parfaitement maîtrisée.

Si vos compétences en français ou en anglais laissent à désirer, un retour aux études dans un domaine connexe au vôtre peut être un bon point de départ pour vous améliorer. Par exemple, un enseignant pourrait choisir de poursuivre sa carrière en tant qu’éducateur spécialisé. Je ne répéterai jamais assez qu’une minime expérience dans le domaine où vous désirez travailler facilite grandement la recherche d’emploi.

4. Votre métier nécessite-t-il un très large réseau de contacts?

Si vous êtes un travailleur autonome qui doit chercher des contrats et qui dépend d’un vaste réseau de contacts, un changement de pays réduit vos possibilités et complique vos démarches. Quoi faire? Il pourrait être judicieux de suivre quelques cours pertinents à votre domaine pour rencontrer de nouvelles personnes et développer votre réseau de contacts. Vous pouvez également vous joindre à un regroupement de professionnels comme la chambre de commerce de votre région.

Prêt à soumettre votre candidature? Consultez nos offres d’emplois et inscrivez-vous pour postuler.
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Jessica Ramhormozian

Jessica Ramhormozian est conseillère en emploi chez PME-MTL Centre-Ouest. Elle encourage le réseautage et autres méthodes hors du commun afin de permettre aux candidats de se distinguer sur le marché du travail compétitif à Montréal. Dynamique, elle aime raconter des histoires, rire et boire du thé.

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