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Habiter le design

L’industrie du design de bâtiment regroupe une foule de métiers. Malgré la crise, ce secteur reste dynamique.

Les architectes, dessinateurs de bâtiment, designers d’intérieur et décorateurs œuvrent tous en design de bâtiment. Même les ébénistes entrent dans le lot, puisqu’ils fabriquent des escaliers et des meubles!

Bâti pour résister à la crise?

Les entreprises du secteur – des firmes d’architectes aux boutiques de décoration en passant par les bureaux de design – semblent résister à la crise économique. «Je connais plusieurs ateliers d’ébénisterie qui font des pièces sur mesure et dont le carnet de commandes est plein pour les huit à douze prochains mois», dit Christian Faucher, enseignant à l’Institut québécois d’ébénisterie, à Québec. Certes, la construction résidentielle a ralenti, mais «il y a encore des dépenses importantes en rénovation», renchérit Christian Galarneau, coordonnateur du Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries des portes et fenêtres, du meuble et des armoires de cuisine.

Une expertise à reconnaître

Contrairement aux architectes, les travailleurs en design de bâtiment (designers, dessinateurs de bâtiment ou ébénistes) n’ont pas à détenir un diplôme en particulier. Ceux qui suivent une formation obtiennent toutefois une véritable expertise. Prenez les décorateurs. «Des émissions de télévision axées sur le design d’intérieur donnent l’impression que décorer est facile», dit Nicole Ouimet, enseignante au diplôme d’études professionnelles (DEP) Décoration intérieure et étalageau Centre de formation des Nouvelles-Technologies, à Sainte-Thérèse. Or, contrairement à un amateur, un décorateur diplômé sait dessiner un plan, calculer le nombre d’armoires à installer ou comment harmoniser des couleurs. Bref, il a une expertise autant artistique que technique. «C’est un défi de le faire reconnaître par le grand public», ajoute Mme Ouimet.

Un autre défi en design de bâtiment : apprivoiser le développement durable. «Les designers doivent se questionner sur les matériaux qu’ils utilisent, par exemple à quel point ils sont renouvelables», dit André Lapointe, président de l’Association professionnelle des designers d’intérieur du Québec. Histoire de continuer… à apprendre!

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