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Fous des TIC recherchés

À la maison comme au travail, les TIC bouleversent nos activités et notre manière de comprendre le monde. Le développement ultra rapide de ces technologies exige l’embauche d’une main-d’œuvre qualifiée… qui est encore trop rare sur le marché du travail.

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Emploi

«L’emploi dans le secteur des TIC croît deux fois plus vite que ce que l’on remarque dans l’ensemble de notre économie», affirme Sylvie Gagnon, directrice générale de TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications. Selon les données fournies par l’organisme, 7 500 postes en TIC seraient à pourvoir chaque année d’ici 2014 dans la province. La plus forte proportion, soit environ 30 % de ces postes, sera probablement destinée aux analystes et aux consultants en informatique. Les programmeurs et les développeurs interactifs ainsi que les agents de soutien informatique devraient, eux aussi, être tout particulièrement recherchés.

L’industrie du jeu vidéo demeure encore très populaire auprès des jeunes; à la fin de 2012, elle comptait plus de 9 000 travailleurs. L’emploi dans ce secteur a d’ailleurs connu une hausse de 15 % entre 2011 et 2012. «Mais, dans les années à venir, plusieurs postes seront aussi à pourvoir dans le domaine de la mobilité, avec le développement d’applications pour les téléphones intelligents, notamment», note Sylvie Gagnon.

Selon les données compilées par Service Canada, il faudra embaucher, d’ici 2015, plus de 1 550 analystes et consultants en informatique, 310 concepteurs et développeurs Web et 700 programmeurs et développeurs en médias interactifs par année.

Comme les TIC sont omniprésentes dans les entreprises québécoises, il est possible de travailler dans une multitude de secteurs d’activité comme l’aéronautique, les télé-communications et les services financiers.

Relève

L’industrie ne connaît pas encore de pénurie de main-d’œuvre alors que l’âge moyen de ses travailleurs est d’environ 40 ans. «Les entreprises prévoient tout de même leur première vague de départs à la retraite d’ici cinq à sept ans. Elles savent cependant que la relève se fait rare. Certaines recrutent déjà en prévision de ces départs», souligne Pierre Rivet, directeur de l’enseignement et du placement à l’École de technologie supérieure, à Montréal.

«Le plus grand problème actuellement est le manque de diplômés issus des programmes d’informatique et de génie», mentionne Sylvie Gagnon. Le nombre de finissants du collégial a diminué de 43 %, entre 2003 et 2010. Aux programmes universitaires, les inscriptions ont également connu une baisse. Bonne nouvelle : après plusieurs années de diminution, les chiffres remontent, bien que ces hausses ne suffisent pas à récupérer le retard accumulé. «Les entreprises s’arrachent déjà les diplômés en génie dans ce domaine, au point où des centaines d’offres d’emploi ne trouvent pas preneur chaque année dans le secteur des TIC», confirme Pierre Rivet.

Portrait statistique

Selon les plus récentes données diffusées par TECHNOCompétences, 184 000 professionnels exerçaient dans le domaine. Parmi eux, 45 % travaillaient directement dans le secteur des TIC, soit dans le développement de logiciels, les services-conseils ou les télécommunications. Les autres professionnels (55 %) occupaient plutôt des postes chez des employeurs non spécialisés en TIC comme les banques, les compagnies d’assurance, les manufactures ou les services publics. 10/12

Où travailler?

Au Québec, plus de 70 % des emplois dans le secteur des TIC se trouvent dans la grande région montréalaise. On compte plus de 120 000 travailleurs répartis dans 5 000 établissements. La Montérégie offre, pour sa part, 19 % des postes tandis que la région de Québec accueille 13 % de la main-d’œuvre. Dans la capitale nationale, la fonction publique est, de loin, le principal employeur.

Recherchés

  • Analystes des bases de données et administrateurs de données
  • Analystes et consultants en informatique
  • Concepteurs et développeurs Web
  • Gestionnaires de systèmes informatiques
  • Ingénieurs (en génie informatique, en génie logiciel et en génie électronique)
  • Programmeurs et concepteurs en médias interactifs
  • Technologues et techniciens en génie


Formations gagnantes

  • Génie des technologies de l’information
  • Génie informatique
  • Génie logiciel
  • Sciences de l’informatique
  • Techniques de l’informatique

Pour aller plus loin

Ma carrière en jeux
Ma carrière techno
Ordre des ingénieurs du Québec
Ordre des technologues professionnels du Québec
TECHNOCompétences

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