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Formation gagnante : Traduction

Au cégep, Isabelle Jenkins voulait devenir chirurgienne. Sa passion pour les mots et les langues a toutefois été plus grande que son intérêt pour les sciences. Elle est donc devenue traductrice.

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Rôle et tâches

Titulaire d’un baccalauréat en traduction de l’Université de Montréal, Isabelle s’est familiarisée avec ce métier en posant mille et une questions à son père, lui-même traducteur. Après cinq années d’expérience à titre de traductrice dans l’entreprise familiale Canacom, elle est devenue réviseure et occupe aujourd’hui le poste de directrice générale adjointe.

Pour elle, le rôle du traducteur est de transmettre dans la langue d’arrivée le message de la langue source avec autant d’exactitude que possible. «On doit exprimer le sens de la phrase dans la langue d’arrivée. On traduit des idées et non simplement des mots», explique-t-elle.

Lorsqu’un traducteur reçoit un mandat, il a une feuille de route qui lui indique le nom du client, de la personne-ressource, le nombre de mots ainsi que la date de tombée. Généralement, il aura une production quotidienne à respecter, soit autour de 1 500 mots à traduire par jour. «Une fois qu’il reçoit la commande, le traducteur lit le texte et il fait ensuite sa recherche terminologique concernant les termes techniques à traduire. S’il y a des mots qu’il ne comprend pas, il peut faire appel au client ou à l’auteur», indique Isabelle. Le traducteur travaille avec différents outils, dont les mémoires de traduction, des bases de données qui permettent de stocker des segments de texte et leur traduction afin de les réutiliser plus tard. «Cette traduction assistée par ordinateur accélère le travail. Cela permet aussi d’avoir un texte uniforme pour le client», précise-t-elle.

Qualités recherchées

Un amour et une bonne maîtrise des langues sont des préalables pour bien réussir dans cette profession. «Un traducteur doit aimer et savoir écrire, car tout traducteur est d’abord rédacteur», souligne Patricia Godbout, professeure agrégée de traduction au Département des lettres et communications à l’Université de Sherbrooke. Il doit également avoir le souci du détail, c’est-à-dire qu’il lui faut être attentif et minutieux pour choisir des termes clairs et précis. S’il possède de bonnes habiletés en communication, il pourra mieux comprendre ce que le client attend de lui en lui posant différentes questions.

La patience et la persévérance sont nécessaires pour ne pas baisser les bras devant un texte qui représente plusieurs défis, dont celui de se familiariser avec un domaine plus technique. Pour faciliter son travail, le traducteur doit posséder une bonne culture générale en plus de suivre l’actualité pour demeurer à jour dans ses domaines de spécialité.

Défis et perspectives

Étant donné les progrès technologiques et les nouveaux outils informatiques disponibles dans le domaine de la traduction, le défi sera de trouver un équilibre entre le travail de l’homme et celui de la machine, explique Mme Godbout.

«Allons-nous devenir des réviseurs de textes préalablement traduits par la machine? Il faut s’attendre, ces prochaines années, à une redéfinition du travail du professionnel de la traduction.» Bien que ces logiciels que l’on appelle mémoires de traduction permettent de faciliter le travail du traducteur, il n’en demeure pas moins qu’il est le seul à pouvoir traduire fidèlement la pensée d’un auteur. Les portes du marché de l’emploi s’ouvrent donc aux diplômés qui savent allier leurs compétences linguistiques aux technologies de pointe. 04/10

Il faut devenir membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec pour porter le titre de traducteur agréé.

Horaires et milieux de travail

  • L’horaire de travail des traducteurs est flexible, car ils sont généralement travailleurs autonomes ou pigistes pour une firme de traduction.
  • S’ils travaillent au sein des ministères fédéraux et provinciaux ou d’une entreprise privée, les traducteurs auront un horaire plus régulier et plus encadré, soit de 8 h 30 à 16 h 30.
  • Après plusieurs années d’expérience, ils peuvent créer leur propre cabinet de traduction ou s’associer avec des collègues. Ils peuvent aussi devenir réviseurs pour assurer le contrôle de la qualité du travail des autres traducteurs.

Champs d’intérêt

  • aime apprendre et maîtriser les langues
  • aime la recherche et l’analyse
  • aime écrire, lire
  • aime résoudre les problèmes
  • aime la clarté et la précision
  • aime découvrir, comprendre

Aptitudes

  • très grande capacité à assimiler les langues
  • maîtrise de la communication verbale et écrite
  • esprit analytique et comparatif
  • minutie, rigueur et patience
  • grandes capacités d’attention et de concentration

Statistiques

Nombre de diplômés 261
Diplômés en emploi 88,5 %
À temps plein 87,0 %
En rapport avec la formation 77,1 %
Aux études 7,1 %
Taux de chômage 1,8 %
Salaire hebdomadaire moyen 852 $

Source : La Relance à l’université, MELS, 2011.

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez le Répertoire des universités canadiennes.

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