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Profession : technologue en radiodiagnostic

Fascinée par l’anatomie humaine, Karine Bellavance a opté pour un DEC en technologie de radiodiagnostic. Son diplôme en poche, elle a aussitôt décroché un emploi au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, où elle avait réalisé son stage.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Technologie de radiodiagnostic

Rôle et tâches

«Les technologues en radiodiagnostic doivent réaliser des images du corps humain qui aident le médecin radiologiste à poser un diagnostic. Ils font des radiographies traditionnelles des os et des poumons en utilisant les rayons X. Mais ils doivent aussi maîtriser plusieurs autres techniques comme la scopie, l’échographie, l’imagerie par résonance magnétique et le scanner», explique Danielle Boué, responsable du programme en technologie de radiodiagnostic du Cégep de Sainte-Foy.

La scopie sert à produire une image en mouvement, une sorte de radiographie. On l’utilise notamment dans le cas de blocage dans l’œsophage. Le patient boit un liquide qui se colore au moment de la radiographie. On peut ainsi voir ce qui obstrue le tube digestif. L’échographie est pratiquée pour réaliser des images du bébé dans le ventre de sa mère, mais aussi pour voir le muscle cardiaque, les artères et les veines. La résonance magnétique est employée pour les structures qui entourent l’os, comme les ligaments ou les tendons. Enfin, le scanner produit des images très précises du corps tout entier. Il permet de diagnostiquer un cancer, par exemple.

Lorsqu’il arrive sur les lieux de travail, le technologue en radiodiagnostic est assigné à une salle. «Je peux être affectée à la résonance magnétique et le lendemain à l’échographie. Tout au long de la journée, je reçois aussi bien les patients de la salle d’attente, que ceux de l’urgence, du bloc opératoire et les hospitalisés», explique Karine Bellavance. Le technologue doit donc savoir gérer ses priorités en fonction de l’urgence des cas.

Qualités recherchées

Selon Karine Bellavance, un bon technologue en radiodiagnostic doit avoir de l’empathie. «Certains patients souffrent, d’autres ont peur. Il faut prendre le temps de les rassurer et de les mettre en confiance.» La capacité d’adaptation est également indispensable. «Une personne incapable de gérer l’imprévu ou qui veut connaître l’heure exacte de sa pause n’est pas faite pour ce métier. Il est possible que l’on n’ait pas le temps de s’arrêter parce qu’on vient de recevoir un accidenté de la route grièvement blessé», illustre-t-elle.

La minutie est aussi une qualité essentielle, parce que de la précision de la radiographie dépend le diagnostic du médecin. «J’ai déjà reçu un patient qui avait le bras presque arraché. Malgré cela, j’ai dû trouver une façon de positionner son membre pour pouvoir réaliser une image de qualité», explique la diplômée.

Défis et perspectives

L’un des grands défis des technologues réside dans la gestion du stress. «Nous sommes toujours en situation d’urgence. Le médecin radiologiste a besoin de recevoir des images rapidement. Au même moment, trois patients attendent sur des civières dans le corridor et on nous appelle en salle d’opération… Malgré la pression, il faut continuer à faire son travail correctement», affirme Danielle Boué.

De plus, chaque cas est unique, et il faut parfois déployer des trésors de débrouillardise pour trouver des façons de procéder malgré les complications. «L’examen d’un coude est différent selon qu’on le fait à un enfant qui ne veut pas qu’on le touche parce qu’il souffre, ou à une personne âgée qui a de la difficulté à se mouvoir», souligne Mme Boué.

La profession est d’ailleurs en constante évolution. «Il y a toujours de nouvelles techniques d’examen à apprendre. Tout au long de sa carrière, le technologue devra se perfectionner», soutient Mme Boué. Les possibilités d’avancement sont nombreuses. Un technologue en radiodiagnostic peut devenir, avec de l’expérience, coordonnateur technique, chef de service, enseignant ou représentant d’une compagnie qui vend de l’équipement de radiologie. 03/07

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Dans les hôpitaux, le département des technologues en radiodiagnostic est ouvert 365 jours par année, 24 heures par jour. On travaille donc aussi bien le jour, le soir, la nuit que les fins de semaine.
  • Les technologues peuvent œuvrer dans des cliniques privées.
  • Bien que les cliniques privées ne soient pas ouvertes la nuit, elles peuvent toutefois l’être la fin de semaine et le soir.

Champs d’intérêt

  • aime se sentir utile et responsable
  • aime chercher et détecter la source d’un problème (diagnostic)
  • aime observer et analyser des données et des images
  • aime communiquer : écouter, expliquer, encourager
  • aime calculer et utiliser des appareils sophistiqués

Aptitudes

  • précision, minutie et dextérité
  • sens des responsabilités très développé
  • habileté à communiquer
  • habileté pour les sciences (chimie, physique, anatomie)
  • excellent sens de l’observation et de l’analyse
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