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Profession : estimateur et évaluateur de bâtiment

C’est le beau-frère de Mélissa Thibault, estimateur en électricité, qui lui a donné la piqûre. D’abord en lui vantant son métier, ensuite en lui faisant miroiter les nombreuses possibilités d’emploi. Aujourd’hui estimatrice pour la firme d’ingénieurs BPR, elle est certaine d’avoir trouvé sa voie!

Rôle et tâches

Le programme de technologie de l’estimation et de l’évaluation en bâtiment offre deux voies de spécialisation : celle de l’estimation en construction et celle de l’évaluation immobilière. L’estimateur prévoit le prix d’un projet de construction, alors que l’évaluateur détermine la valeur marchande d’un immeuble. Après un stage de six semaines dans l’entreprise de son beau-frère, Mélissa a découvert que c’était l’estimation qui l’intéressait.

Le rôle de Mélissa, au sein de BPR, est d’estimer le coût de construction d’un bâtiment quelconque. Ainsi, lorsqu’il y a un projet de construction, l’ingénieur vient la voir pour qu’elle évalue le projet et tente de faire en sorte que les budgets soient respectés.

«Pour les fondations d’un immeuble, je regarde la hauteur et la longueur du bâtiment et j’évalue ensuite les quantités de béton, de coffrages et d’armatures nécessaires, dit-elle. Je dois aussi calculer les prix des matériaux et de la main-d’œuvre. Je recommence la même procédure pour chaque partie du bâtiment.» Le travail demande évidemment de savants calculs mathématiques, des calculs de superficie et de volume. Tous ces chiffres, Mélissa les entre dans un ordinateur. Et il faut être vigilant! Les erreurs coûtent cher… «Une erreur de formule et tu viens de te tromper de 20 000 $!» Autre facteur dont on doit absolument tenir compte : la variation des prix. «Les coûts varient selon l’endroit où la construction sera faite, selon les matériaux qui seront utilisés et en fonction de la période de l’année», explique-t-elle.

À entendre parler Mélissa de coffrages, de béton et d’armatures, on n’est pas surpris d’apprendre qu’elle fait un métier où les femmes sont peu nombreuses. «Il n’y a pas beaucoup d’estimatrices, admet-elle. À l’école, on était 6 filles sur 15 élèves et, dans l’entreprise, je travaille avec 3 hommes. Il faut avoir du caractère. Mais je ne trouve pas ça si difficile étant donné que j’ai toujours côtoyé des garçons. J’ai fait beaucoup de sports d’équipe avec eux.» Elle ajoute en riant : «Et ce n’est pas parce que je suis un garçon manqué!»

Qualités recherchées

«Il faut être extrêmement méthodique pour savoir où l’on s’en va et ne rien oublier. Il faut aussi avoir une très bonne concentration pour éviter les erreurs de calcul», explique Mélissa. Le sens de l’observation et la minutie sont également requis. Et il est quasi essentiel d’avoir la faculté de «voir en 3D», c’est-à-dire être capable d’imaginer un bâtiment fini à la seule vue de son plan. Aimer travailler en équipe, avoir de l’entregent et posséder des qualités de communication sont d’autres atouts recherchés.

Défis et perspectives

Les métiers d’estimateur et d’évaluateur étant différents, les diplômés font donc face à des défis distincts. «Le principal défi de l’estimateur est de faire preuve de professionnalisme afin d’obtenir la confiance de son patron. Le diplômé joue avec les sous de son patron.

L’entreprise se sert du travail de l’estimateur pour soumissionner. Il est donc important que les prévisions aient été bien faites si l’on veut que les contrats soient rentables. Il en va de l’avenir de l’entreprise, explique Francine Fortin, coordonnatrice du programme de technologie de l’estimation et de l’évaluation en bâtiment au campus Notre-Dame-de-Foy. Quant à l’évaluateur, son défi est d’être ouvert à tout ce qui se passe et d’être en contact avec les tendances du marché immobilier.»

Mme Fortin prévoit qu’au cours des prochaines années, la mondialisation des marchés de la construction se fera sentir de plus en plus. «Le domaine de la construction n’est pas statique, dit-elle.

Il faut suivre l’innovation et être à l’affût.» L’estimateur devra, à son avis, pouvoir suivre le courant et exporter son savoir-faire dans le monde entier. Quant à l’évaluateur, son travail d’analyse se verra modifié par la mécanisation et la géomatique. Le diplômé doit donc être préparé à travailler avec ces nouveaux outils.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les diplômés peuvent trouver du travail auprès des firmes d’évaluation privées, des compagnies d’assurances, des municipalités, des entrepreneurs de construction, des firmes d’ingénieurs, des organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, des propriétaires de parcs immobiliers et des experts en sinistre.
  • Dans ce domaine, les horaires sont réguliers et les employés travaillent de 9 h à 17 h.

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