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Profession : thérapeute en réadaptation physique

«J’étais entraîneur pour des équipes féminines de volley-ball, raconte Éric Côté, thérapeute en réadaptation physique chez Physio Optima. Ça me décourageait de les voir se blesser et rester sur le banc pendant des semaines. J’étudiais alors en génie civil. J’ai tout lâché et je suis retourné au cégep.»

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Techniques de réadaptation physique

Rôle et tâches

Le thérapeute en réadaptation physique œuvre généralement en étroite collaboration avec les physiothérapeutes et autres spécialistes dans trois principaux champs d’activité : la gériatrie, où il s’efforce de maintenir et de maximiser les fonctions déclinantes des bénéficiaires dans les centres de jour, d’accueil ou de soins prolongés; la neurologie, où il travaille à la rééducation des victimes de traumatismes graves du système neuromoteur, au niveau de la colonne vertébrale ou du cerveau; et l’orthopédie, où il soigne la perte ou l’affaiblissement de fonctions du système musculaire et squelettique, incluant les articulations et les ligaments, à la suite de traumatismes tels que des accidents de la route, de travail ou sportifs.

C’est ce dernier champ d’activité qu’a choisi Éric Côté, qui est associé avec un physiothérapeute dans une clinique privée de Sherbrooke. «On travaille beaucoup en équipe, car bien des techniques exigent la présence de deux intervenants.

D’abord, on évalue la condition du patient, à partir du rapport du médecin qui l’envoie et de nos propres observations et questions. Puis on fait quelques tests de force, de souplesse et de motricité générale. Ensuite on applique le traitement approprié.»

Celui-ci commence souvent par des séances d’électrothérapie pour combattre l’inflammation et éliminer les spasmes musculaires : diverses stimulations microélectriques, au laser ou aux ultrasons, sont appliquées pour diminuer la douleur, réduire l’enflure ou promouvoir le renforcement.

Puis viennent les manipulations thérapeutiques et les exercices spécifiques d’assouplissement et de renforcement, soit sur lit de mobilisation, soit dans une sorte de gymnase équipé d’appareils comme des bicyclettes stationnaires, des poids et des appareils de résistance à l’effort, des tapis et des ballons d’exercice.

Qualités recherchées

«Il faut aimer les gens, non seulement pour communiquer avec eux, mais pour les toucher. C’est un travail où il y a beaucoup de contacts physiques, explique France Rochette, coordonnatrice du programme de techniques de réadaptation physique au Collège de Sherbrooke. Ça prend beaucoup d’empathie et de maturité pour être thérapeute, ainsi qu’une bonne dextérité manuelle et, surtout, de l’endurance, d’excellentes capacités physiques, car cela exige des efforts soutenus.» «J’ajouterais à cela un bon esprit de synthèse, renchérit Éric. On reçoit des informations de plusieurs sources et il faut être en mesure de les analyser logiquement pour arriver au bon traitement.

L’autonomie est aussi un atout quand il s’agit de prendre en charge un patient et de le faire progresser pendant plusieurs semaines. C’est utile aussi pour obtenir l’information; il faut oser demander, fouiller. Et je crois que la mémoire est très importante : je dois constamment avoir en tête tout le système musculaire et squelettique, avec les articulations, les points d’attache, etc.»

Défis et perspectives

«La réadaptation physique est un secteur de formation continue, insiste Mme Rochette. De nouvelles méthodes sont constamment mises au point, les techniques de thérapie et les technologies de traitement évoluent, au même titre que les connaissances, d’ailleurs. Non seulement le thérapeute peut-il poursuivre ses études à l’université, mais l’Ordre des thérapeutes en réadaptation physique du Québec offre également des cours de perfectionnement à ses membres.» Avec le virage ambulatoire pris il y a quelques années et l’importance croissante qu’acquièrent les CLSC et les cliniques privées, la gamme des choix qui s’offrent aux thérapeutes va en s’élargissant. «On est même appelé à faire de la consultation auprès d’entreprises qui veulent réduire les risques d’accidents au travail, conclut Éric. Pour ma part, j’insiste beaucoup sur la prévention dans mes rapports avec les patients. Je leur donne toujours des trucs, des exercices à faire chez eux, des façons de travailler ou de faire du sport pour éviter de se blesser à nouveau.»

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Bien que le thérapeute soit souvent à la merci des horaires choisis par le médecin qui l’emploie, les horaires sont assez souples dans les cliniques privées.
  • Nombre de cliniques sont ouvertes le soir pour recevoir les gens après leur travail.
  • En milieu hospitalier, les jeunes diplômés ont généralement moins d’heures régulières et travaillent souvent sur appel, mais l’horaire quotidien correspond la plupart du temps aux heures de consultation.
  • Il en va de même en gériatrie, dans les centres où sont offerts des traitements de réadaptation physique.

Champs d’intérêt

  • aime la biologie (humaine)
  • aime se sentir utile aux personnes
  • aime faire un travail physique et manuel
  • aime communiquer : écouter, expliquer, encourager
  • aime analyser, évaluer et prendre des décisions

Aptitudes

  • facilité pour les sciences (physiologie, neurologie, biomécanique)
  • résistance émotionnelle et physique
  • aisance dans le contact physique avec les personnes
  • bonnes capacités d’observation et d’analyse
  • grande curiosité et capacité d’adaptation
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