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Formation gagnante : Techniques de laboratoire (Chimie analytique)

Fort de sa formation en chimie analytique, Éric Bergeron travaille au département de recherche et développement du ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes, à Valcartier. Un travail qui lui permet d’atteindre «un niveau maximal de stimulation intellectuelle», dit-il.

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Rôle et tâches

Parce qu’il rêvait de faire carrière au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec, Éric s’est inscrit en Techniques de chimie analytique (nom de l’ancien programme) au Cégep de Lévis-Lauzon. Son diplôme obtenu, c’est toutefois en environnement qu’il a commencé à travailler, en prélevant des échantillons (d’eau, de sol, de minerai, etc.) sur le terrain pendant l’été. À la suite de cette expérience, il a décidé d’entreprendre un certificat en biotechnologies à l’université.

La combinaison de ses deux formations lui a permis d’obtenir son emploi actuel, au ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes. Un poste pour le moins spécialisé : au service de recherche et développement, il est affecté à la section des matériaux énergétiques et biotechnologiques, et plus précisément aux propulsifs et aux explosifs. Au sein d’une équipe de chercheurs, il doit vérifier la stabilité des agents de conservation de différents produits explosifs (comme la poudre à canon) que possède le Canada. Il participe également à la recherche sur les nouveaux produits qui remplaceront ceux actuellement utilisés par les différents corps armés.

Au quotidien, Éric prépare et pèse des échantillons de produits explosifs en vue de les analyser. Utilisant la chromatographie liquide, une technique hautement sophistiquée qui permet la séparation et l’analyse de mélanges de substances chimiques, il étudie le vieillissement de chaque produit, les effets des variations de température sur son rendement, sa force et ses caractéristiques chimiques. En fait, il cherche ainsi à s’assurer que les agents de conservation contenus dans les explosifs ne se détérioreront pas et ne causeront pas d’auto-allumage durant l’entreposage. «Car l’explosion d’une de ces poudres dans un dépôt pourrait déclencher une réaction en chaîne très dangereuse», explique-t-il.

Puisqu’il travaille dans un ministère, Éric doit également rédiger de nombreux rapports ainsi que des fiches techniques pour chacune des analyses qu’il effectue. Chaque année, il soumet ainsi une centaine de substances à toute une batterie de tests afin de juger de leur qualité.

Qualités recherchées

«Ces tâches demandent de la minutie, de la précision, de la patience, un bon esprit de synthèse et de la dextérité. Il faut aussi avoir le sens de l’obser­vation, pour remarquer les variations de la matière», souligne le diplômé.

Le technicien doit aussi être méthodique et rigoureux, pour être en mesure d’organiser et de documenter son travail selon les normes du laboratoire. Responsable, il aura le souci du travail bien fait.

Puisqu’il travaille dans un milieu de technologie de pointe, non seulement sera-t-il à l’aise avec la chimie de base et les mathématiques, mais aussi avec les instruments de mesure et l’informatique. Une réalité qui implique des mises à jour fréquentes de ses connaissances.

Défis et perspectives

Pour Daniel Bergeron, enseignant en techniques de laboratoire au Cégep de Lévis-Lauzon, le grand défi du futur réside dans le domaine de la protection de l’environnement, vu les préoccupations grandissantes des gouvernements quant à la conservation des ressources naturelles. «C’est un domaine où il y aura toujours une demande de techniciens, puisque les normes de plus en plus strictes exigeront de nombreuses analyses chimiques un peu partout. Entre autres, il va falloir surveiller les usines et les compagnies pétrolières pour s’assurer qu’elles respectent les limites de rejets dans l’environnement.» 03/03

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • On retrouve des techniciens de laboratoire dans les ministères, les organismes gouvernementaux, les entreprises des secteurs pharmaceutique, de l’environnement, de l’aluminium, de la pétrochimie, des aliments, des plastiques et des pâtes et papiers, bref, dans les organisations qui utilisent des produits chimiques ou qui en testent les qualités.
  • Les emplois liés à l’environnement sont saisonniers et contractuels puisque les analyses d’eau et de sols se font pendant l’été.
  • Dans les entreprises privées, la plupart des emplois sont permanents. Les horaires comptent de 37 à 42 heures par semaine, partagées entre le travail de laboratoire et de bureau.
  • Il existe des risques pour la santé liés à la manipulation de solvants et de produits chimiques durant une longue période. Les maladies respiratoires, cutanées, neurologiques ou même le cancer sont au nombre des dangers potentiels.

Champs d’intérêt

  • aime la chimie et les mathématiques
  • aime travailler avec précision, en suivant un protocole
  • aime calculer, observer, analyser et vérifier
  • désire apprendre et renouveler ses connaissances

Aptitudes

  • connaissance de l’anglais, pour utiliser les volumes de chimie et les logiciels informatiques
  • logique et compréhension des phénomènes physiques et chimiques
  • sens de l’observation
  • bonne mémoire et capacité de concentration
  • dextérité et minutie
  • méthode et rigueur

Statistiques

Nombre de diplômés 41
Diplômés en emploi 80,0 %
À temps plein 95,0 %
En rapport avec la formation 100,0 %
Aux études 8,0 %
Taux de chômage 13,0 %
Salaire hebdomadaire moyen 806 $

Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.
Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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