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Formation gagnante : techniques de l’informatique (spécialisation en informatique industrielle)

À son premier cours en informatique industrielle au Collège LaSalle en 2000, Jilbert Abelian n’arrivait même pas à faire démarrer l’ordinateur qui lui avait été assigné… Pourtant, quatre ans plus tard, il ouvrait sa propre entreprise dans le domaine!

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Rôle et tâches

«J’ai été un élève très assidu, explique Jilbert. Après l’obtention de mon diplôme en 2003, j’ai décroché un contrat de trois mois pour la Ville de Montréal. J’avais pour mandat de créer une application de gestion visant à tenir l’inventaire des véhicules utilisés par les cols bleus de l’arrondissement Ahuntsic.»

Par la suite, Jilbert a obtenu un emploi d’analyste au service à la clientèle de la division Internet chez Telus, poste qu’il a occupé pendant un an. Jugeant ce travail trop répétitif, Jilbert a eu envie de se rapprocher de son domaine d’études. À l’été 2004, il a donc fondé sa propre compagnie, Informatechs, à Montréal-Nord. Sa clientèle est surtout composée de particuliers peu familiers avec l’informatique et qui viennent d’acheter un ordinateur. Ils ont besoin d’aide pour installer leur système d’exploitation ou établir leur connexion Internet, par exemple.

«J’ai aussi décroché quelques contrats pour des commerces, notamment la chaîne de boutiques de lingerie féminine La Senza. Je devais améliorer le système que le personnel utilise pour produire des rapports, et concevoir une base de données. La quantité d’éléments contenus dans cette dernière est énorme. Il m’a fallu un mois pour terminer le travail.» Mais Jilbert aime relever ce genre de défis qui fait appel à son expertise.

En règle générale, l’informaticien industriel est souvent appelé à contrôler ou à superviser le processus d’une chaîne de production (notamment créer des logiciels qui seront utilisés par des robots et des automates), mais il peut aussi œuvrer dans le secteur des communications et d’Internet.

Qualités recherchées

Le technicien en informatique doit posséder un bon esprit d’analyse et être capable de trouver très rapidement des solutions aux problèmes. Rigueur et précision sont aussi des qualités nécessaires, car un système informatique mal conçu peut causer la perte de journées de production.

De plus, comme l’informatique industrielle évolue constamment, le technicien doit être curieux et suffisamment autonome pour apprendre par lui-même. Enfin, les logiciels et les manuels d’instructions étant presque tous en anglais, il est essentiel de bien connaître cette langue.

Défis et perspectives

L’informatique industrielle est un domaine où l’on n’a jamais fini d’apprendre, confirme Gilles Champagne, enseignant au Cégep de Lévis-Lauzon. La formation fournit aux élèves de solides bases tout en leur rappelant l’importance de constamment maintenir leurs connaissances à jour. Une forte proportion d’entre eux choisissent d’ailleurs de poursuivre leurs études à l’université.

Les secteurs de pointe tels que la robotisation sont porteurs d’avenir. «Comme on manque de travailleurs spécialisés dans certains domaines, en soudure par exemple, on s’appuie davantage sur des robots pour faire le travail», explique M. Champagne. Les étiquettes d’identification par radiofréquence munies de puces électroniques dont les données sont lues à distance connaissent un bel essor, poursuit-il. Le développement de ces étiquettes, qui figurent notamment sur les emballages et les colis pour en identifier le contenu, mobilise un nombre croissant de techniciens en informatique. 03/05 (mise à jour 04/07)

Horaires et milieux de travail

  • Les diplômés peuvent travailler dans les grandes entreprises, les PME, ainsi que les firmes de consultants en informatique industrielle.
  • L’horaire de travail est généralement de 9 h à 17 h. Plusieurs employeurs offrent toutefois des horaires variables ou du travail à forfait.
  • Il faut s’attendre à effectuer des heures supplémentaires en cas de bogue informatique.
  • Le travail peut s’exécuter tant dans un bureau qu’en usine.

Champs d’intérêt

  • aime la technologie et l’innovation
  • aime jongler avec des concepts, des abstractions (symboles, langage numérique et informatique)
  • aime résoudre des problèmes complexes
  • aime écouter et expliquer

Aptitudes

  • esprit très curieux, objectif et méthodique
  • facilité pour les mathématiques et la logique
  • grande capacité d’analyse et d’apprentissage
  • créativité et habileté à résoudre des problèmes

Statistiques

Nombre de diplômés 15
Diplômés en emploi 45,5 %*
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 80,0 %
Aux études 54,5 %
Taux de chômage 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen 771 $

Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.
* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (54,5 %).

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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