Navigation des articles

equipe-jobboom

Métier : machiniste

Christian Desbiens est un champion. Il a remporté la médaille d’or de sa formation lors des sixièmes Olympiades canadiennes de la formation professionnelle, qui se sont déroulées en juin 2000. C’est un véritable passionné des techniques d’usinage!

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Techniques d’usinage

Rôle et tâches

Christian enseigne en techniques d’usinage à la Commission scolaire de l’Estuaire sur la Côte-Nord. Il est également machiniste chez Fabrication Fransi, un atelier d’usinage général de Baie-Comeau.

Il fabrique sur mesure des pièces mécaniques de métal à l’aide de machines. «Quand j’arrive le matin, je vais voir mon contremaître. Il me remet un classeur dans lequel se trouvent les informations sur les pièces à fabriquer, explique Christian. Je dois d’abord comprendre les plans qui me sont confiés. Ensuite, je prépare mon matériel en fonction de la quantité à produire et j’usine la pièce.» Il procède aussi à l’emballage du produit fini.

Le machiniste façonne ses pièces notamment à l’aide d’un tour à métal ou d’une autre machine-outil rotative appelée fraiseuse. Son travail est varié. D’une journée à l’autre, les articles à fabriquer changent. Les entreprises font souvent appel aux ateliers d’usinage quand elles ont besoin d’une pièce qui ne se trouve pas sur le marché.

Christian usine divers objets : des pièces d’autos, des outils ou des instruments. «Récemment, j’ai fabriqué des grosses vis de trois pouces de diamètre. Ces vis devaient servir à supporter une cuve de 12 tonnes dans une aluminerie de la région.»

Il peut effectuer un travail de production, c’est-à-dire qu’il a plusieurs pièces identiques à fabriquer, ou concevoir une pièce unique. Enfin, le machiniste inspecte le tout afin de s’assurer de la qualité du produit fini.

Qualités recherchées

Le machiniste exécute un travail de précision qui demande minutie, dextérité et concentration. Christian doit faire plusieurs copies d’un même modèle et s’assurer que toutes les pièces sont identiques et interchangeables. Le diplômé doit aussi posséder de bonnes connaissances en mathématiques pour calculer ses mesures au millième de pouce près.

La patience et la créativité sont des qualités indispensables. «Quand je reçois un plan, il faut que j’arrive à voir la pièce en trois dimensions. Je dois concevoir sur ma machine le montage qui me permettra de fabriquer la pièce. Je fais des montages à l’aide d’étaux ou d’équerres qui vont servir à positionner mon morceau de métal et à le retenir pendant que j’usine la pièce. Il arrive aussi que je doive fabriquer un autre outil pour usiner mon morceau. Je passe parfois une demi-journée à faire mon montage, alors que l’usinage ne prend qu’une demi-heure!»

Défis et perspectives

«Nos diplômés doivent de plus en plus utiliser des machines à commande numérique, souligne Eric Bilodeau, enseignant au Centre de formation professionnelle Harricana, de Amos. Ils doivent pouvoir concevoir leurs pièces en effectuant des dessins par ordinateur et être capables de programmer la machine.» Selon lui, les diplômés doivent maîtriser à la fois les machines conventionnelles et les nouveaux outils informatiques.

M. Bilodeau soutient que les possibilités d’avancement sont grandes pour le machiniste qui démontre une bonne motivation. «Habituellement, le diplômé est engagé comme apprenti machiniste dans une entreprise. Il devient ensuite machiniste. Avec l’expérience, il peut accéder à des postes de contremaître ou de directeur. Des cours en comptabilité ou en gestion d’entreprise favorisent cet avancement. Le machiniste peut également parfaire sa formation en allant suivre des cours de perfectionnement en électronique ou en informatique. 02/01 (mise à jour 05/09)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé en techniques d’usinage peut être engagé par : les ateliers d’usinage; les fabricants d’avions, d’automobiles, de camions, de motoneiges; les entreprises spécialisées dans l’entretien, la réparation ou la fabrication de pièces diverses.
  • Le travail du machiniste se déroule de jour ou selon des horaires rotatifs, le jour, le soir, la nuit et la fin de semaine.

Champs d’intérêt

  • aime donner une forme à un produit
  • aime faire un travail manuel de grande précision
  • aime programmer et utiliser des machines-outils
  • aime travailler à partir d’un plan (lire, analyser et interpréter)

Aptitudes

  • sens de l’observation et grande facilité d’apprentissage intellectuel et technique
  • esprit logique, méthodique et analytique
  • dextérité, rapidité et précision d’exécution
  • autonomie, minutie et sens des responsabilités
Découvrez une centaine de formations gagnantes offrant d’excellentes perspectives d’emploi dans notre section Carrières d’avenir.
Partager