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Formation gagnante : techniques d’orthèses et de prothèses orthopédiques

Valérie Ryan a choisi la carrière d’orthésiste-prothésiste après avoir visité un centre de réadaptation. Spécialisée en orthèse plantaire, elle rencontre des patients très différents les uns des autres, du sportif à la personne âgée en passant par le diabétique. «L’orthèse, c’est un peu comme un traitement de médecine alternative qui remplace les médicaments, les injections de cortisone et les anti-inflammatoires», explique-t-elle.

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Rôle et tâches

L’orthésiste-prothésiste conçoit et fabrique de l’appareillage orthopédique, soit des orthèses (appareils conçus pour un membre ayant besoin d’être redressé ou solidifié) ou des prothèses (appareils destinés à remplacer un segment de membre).

Employée par le Laboratoire Pouliot, spécialisé en orthèses du pied et du membre inférieur, à Gatineau, Valérie fait uniquement de la clinique, c’est-à-dire qu’elle procède à l’évaluation des patients et conçoit les prothèses. La fabrication est confiée au siège social de l’entreprise, à Québec.

Envoyés par leur médecin, la plupart des patients se présentent avec une ordonnance. Durant l’évaluation, Valérie palpe et examine les pieds, détermine les zones douloureuses, observe l’alignement du corps lorsque la personne est en position stationnaire ou en mouvement. «Les problèmes de genoux, de chevilles, de hanches et de dos sont souvent causés par les pieds, dit-elle. Je vérifie si la personne a des pieds plats ou creux, etc.» Valérie effectue ensuite la prise de mesures et d’empreintes qui serviront à la fabrication de l’appareil. Une fois l’orthèse fabriquée et livrée, l’orthésiste-prothésiste rencontre le patient pour procéder aux ajustements nécessaires et effectue le suivi.

Qualités recherchées

«Certains patients traînent un problème, une blessure, depuis très longtemps, souligne Valérie. Ils veulent une solution rapide. Écoute attentive, empathie et patience sont donc de mise. Il faut aussi savoir conseiller et éduquer, par exemple en ce qui concerne l’utilisation de la chaleur, du froid pour traiter la douleur, et les exercices physiques.»

L’orthésiste-prothésiste doit faire preuve d’un bon sens de l’analyse. En effet, chaque cas est différent, et la conception des appareils et les ajustements doivent être mûrement réfléchis. Si le professionnel commet une erreur, il peut créer des problèmes à une autre partie du corps, au dos par exemple.

Par ailleurs, la fabrication d’orthèses et de prothèses exige une bonne dextérité manuelle.

Défis et perspectives

Les nouvelles technologies sont très présentes dans ce secteur, souligne Bernard Boivin, coordonnateur du Département d’orthèses et de prothèses orthopédiques au Cégep Montmorency. «Les nouveaux matériaux [plastiques, fibres de carbone, alliages et composites] se multiplient. Ils offrent la possibilité de développer des appareils de plus en plus sophistiqués, par exemple la toute dernière prothèse avec propulsion qui permet de monter aisément les marches d’un escalier.»

Les nouvelles technologies permettent aussi de mieux analyser les problèmes présentés par le patient, ajoute le coordonnateur. C’est le cas des caméras haute vitesse qui, pendant que le patient est en mouvement, génèrent chaque seconde 250 images du membre à appareiller. «On ne peut obtenir une telle précision à l’œil nu», souligne-t-il.

Par ailleurs, la fabrication et la conception assistées par ordinateur métamorphosent le travail de l’orthésiste-prothésiste. «La prise d’empreintes se fait surtout en utilisant du plâtre. Mais avec un ordinateur et un lecteur laser, on peut aujourd’hui faire la lecture du segment d’un membre à appareiller. À partir de ces informations, un robot fabrique l’appareil orthopédique.»

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les techniciens peuvent œuvrer dans les centres de réadaptation privés ou publics et les laboratoires privés d’orthèses et de prothèses. • Pour devenir propriétaire de son propre laboratoire, un diplômé doit d’abord travailler cinq ans comme employé de laboratoire, avant de faire une demande de permis.
  • Les diplômés peuvent faire de la clinique ou de la fabrication ou les deux.
  • Les horaires sont généralement réguliers, soit de 9 h à 17 h, ou suivent les heures d’ouverture des commerces.
  • En fabrication, en période de production intensive, on peut travailler sur appel, le soir et les week-ends. Cela vaut aussi pour les techniciens attachés aux urgences des hôpitaux.

Champs d’intérêt

  • aime la biologie, l’anatomie et la biomécanique
  • aime concevoir, fabriquer et entretenir du matériel
  • aime résoudre des problèmes
  • aime le contact avec les patients

Aptitudes

  • précision et dextérité manuelle
  • bonne capacité de communication et d’écoute
  • patience et empathie
  • débrouillardise et créativité

Statistiques

Nombre de diplômés 53
Diplômés en emploi 85,7 %
À temps plein 93,3 %
En rapport avec la formation 92,9 %
Aux études 11,4 %
Taux de chômage 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen 655 $

Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.
Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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