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Profession : psychoéducateur

Actif dans la communauté, le psychoéducateur s’intéresse aux gens en difficulté d’adaptation, quel que soit leur âge. Comportements perturbateurs, violence, exclusion, errance, il jongle quotidiennement avec les réalités changeantes de la condition humaine et tente d’y ­remédier.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Psychoéducation

Rôle et tâches

Missionnaire dans l’âme, Annie Garnier rêve d’aider les gens depuis qu’elle est toute petite. Fascinée par la psychologie humaine, elle a d’abord cru que le métier de psychologue lui plairait. La découverte de la psychoéducation l’a cependant fait changer de cap. «Le lien direct avec le client dans le ­quotidien et le fait que l’intervention s’organise autour de différentes ­activités plutôt qu’à porte close dans un cabinet me plaisaient énor­mément», explique-t-elle.

Aujourd’hui, elle est responsable du service de maternelle quatre ans de la Commission scolaire de Sherbrooke. Ce travail lui permet d’être autant en contact avec les enfants qu’avec leurs parents.

À l’image de la clientèle qu’elle dessert, son travail est extrêmement diversifié. Elle peut animer des ateliers de parents sur la discipline, organiser des activités en classe, etc. Ces activités sont à thème et visent à sensibiliser les enfants sur un aspect de leur comportement, les émotions ou la colère par exemple.

Une partie de sa tâche consiste aussi à offrir soutien et accompagnement aux enseignants. La gestion de classe et l’intervention auprès des élèves ayant des problèmes de comportement figurent alors au nombre des sujets ­pouvant être abordés.

Qualités recherchées

Continuellement en contact avec les gens, le psychoéducateur doit faire preuve d’un excellent sens de l’observation et d’un sens de l’analyse. Chaque situation comporte son lot de particularités et les personnes auprès desquelles il faut intervenir sont porteuses de leur histoire propre. «C’est pourquoi il est absolument essentiel d’avoir une bonne capacité d’adap­tation», souligne Annie.

L’animation étant au cœur de bon nombre des tâches du psychoéducateur, avoir un bon sens des communications et une certaine habileté pour la ­planification et l’organisation d’activités sont aussi des aptitudes nécessaires à l’exercice du métier.

Dans le même ordre d’idées, la créativité figure également parmi les qualités à cultiver. Confronté à des situations parfois extrê­mement difficiles, le psychoéducateur doit, en outre, faire preuve d’empathie et d’une certaine rigueur, notamment en matière de respect de la confidentialité. Enfin, appelé à interagir fréquemment avec d’autres professionnels, tels que les enseignants et les travailleurs sociaux, le psychoéducateur doit aussi miser sur une attitude de coopération et un bon esprit d’équipe.

Défis et perspectives

Pour Sophie Blanchard, conseillère pédagogique aux stages au bacca­lauréat et à la maîtrise en psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, le principal défi du psychoéducateur est de faire face à un grand nombre de clientèles et de milieux de travail.

Les diplômés peuvent en effet aussi bien se retrouver en CLSC avec des enfants en bas âge, en centre jeunesse avec des adolescents, en CHSLD avec des personnes âgées ou encore en centre communautaire, en centre hospitalier ou en commission scolaire. «On vise à former des spécialistes qui sont capables de transposer leurs connaissances dans n’importe quelle situation», souligne Mme Blanchard.

La maîtrise est obligatoire pour porter le titre de psycho­éducateur au Québec. 04/01 (mise à jour 03/10)

Il faut être membre de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation et des psycho­éducateurs et psychoéducatrices du Québec pour porter le titre de psychoéducateur.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les psychoéducateurs travaillent dans les écoles ­secondaires et primaires, les centres jeunesse, les centres de réadaptation publics (déficience intellectuelle, physique ou alcoolisme et toxicomanie), le milieu carcéral, les garderies et les centres ­hospitaliers, notamment pour les programmes en santé mentale.
  • Les psychoéducateurs en début de carrière se voient souvent attribuer des postes surnuméraires ou contractuels.
  • Dans le réseau de la santé et des services sociaux, les horaires sont généralement de 35 heures, avec du travail le soir et les fins de semaine à l’occasion.

Champs d’intérêt

  • se sent concerné par les personnes et leurs problèmes
  • aime aider, guider
  • aime résoudre des problèmes et relever des défis
  • aime communiquer et collaborer
  • aime le contact avec les jeunes

Aptitudes

  • personnalité volontaire et tenace, stimulée par le défi
  • personnalité positive, équilibrée, ferme et assurée
  • tolérance, capacité d’écoute et d’empathie
  • capacité à reconnaître ses limites
  • capacité à travailler en équipe
  • capacité d’adaptation et d’improvisation
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