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Métier : producteur porcin

Pierre Gagnon est porcher depuis 2008 à la ferme Agri-Marché, située à Bécancour. Son parcours est pour le moins original, puisqu’il a travaillé pendant plus de 20 ans dans des entreprises de transformation du bois. C’est en cherchant un nouvel emploi que Pierre s’est découvert un véritable intérêt pour la production porcine.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Production animale

Rôle et tâches

La production porcine comporte quatre étapes : la gestation, la maternité, la pouponnière et l’engraissement. «Le porcher connaît chacune d’entre elles, mais se spécialise dans l’une ou l’autre», explique Pierre, lui-même expert en engraissement.

«Je veille au confort et au bien-être des porcs dans les salles d’engraissement. Ils ont besoin de soins pour se développer et grossir dans des conditions idéales. Je prépare et je distribue les rations de moulée, je m’assure que les distributeurs d’eau dans les salles sont remplis, et je les lave au besoin. De plus, je nettoie les porcs et les salles régulièrement», énumère-t-il.

Pierre doit aussi s’acquitter de plusieurs tâches administratives, par exemple il remplit des registres. «Je note les tâches effectuées dans ma journée de travail ainsi que mes observations concernant les porcs», indique-t-il. Notamment, quand un animal semble présenter les symptômes d’une maladie.

Pour éviter de faire pénétrer microbes et bactéries dans la porcherie, Pierre doit aussi respecter de strictes consignes de biosécurité. «Je prends une douche en arrivant, je porte les vêtements de travail fournis par l’entreprise et je lave mes bottes de caoutchouc chaque fois que je change de salle», dit-il.

Qualités recherchées

Le travail de porcher demande une bonne forme physique. «D’abord, on marche beaucoup parce que les fermes peuvent être très vastes. Il faut aussi déplacer les porcs d’une salle à une autre quand on procède à l’entretien des lieux», souligne-t-il. Mais ce n’est pas tout : «Dans la salle d’engraissement, je pèse les animaux pour m’assurer de n’envoyer à l’abattoir que ceux qui ont atteint le poids requis. À la fin de ma journée, j’ai fait mon exercice!» Il ajoute que le sens de l’observation est indispensable dans ce métier. «Il faut être capable de repérer les porcs malades et intervenir rapidement. J’applique des mesures préventives, comme isoler la bête du reste du troupeau, afin qu’elle ne contamine pas les autres animaux.»

Défis et perspectives

Hélène Berthelot, enseignante en production porcine à l’École d’agriculture de Nicolet, estime que la production porcine permet à chaque diplômé de trouver une place correspondant à ses aspirations et ses aptitudes. «Par exemple, une personne qui aime prodiguer des soins pourrait avoir beaucoup de plaisir à travailler dans la pouponnière. Il arrive qu’une truie donne naissance à trop de porcelets et que le porcher doive se substituer à la mère et les nourrir au biberon», explique-t-elle.

En outre, l’industrie porcine s’est considérablement modernisée au cours des dernières années. Aujourd’hui, toute la gestion du troupeau et de la reproduction est informatisée. Les portées de chaque truie sont quantifiées et suivies étroitement sur ordinateur. Les nouvelles technologies sont également présentes dans la gestion de la ventilation, du taux d’azote, d’humidité et de la chaleur dans la porcherie. Toutes ces variables sont importantes, car elles ont un impact direct sur la santé et le bien-être des animaux, et par conséquent, sur la productivité.

Les porchers doivent donc savoir composer avec ces progrès technologiques. D’ailleurs, les producteurs n’hésitent pas à proposer des sessions de formation à leurs employés pour les mettre au fait des nouveautés dans ce domaine.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le porcher travaille sur une ferme d’élevage porcin. Il peut être propriétaire de sa propre ferme, travailler pour un producteur porcin ou une coopérative agricole.
  • La journée du porcher commence tôt, vers 7 h, et en principe s’achève vers 16 h. En effet, sa journée ne se termine qu’une fois que les porcs dont il est responsable sont prêts pour la nuit.
  • Il faut s’attendre à travailler parfois le soir et les fins de semaine.
  • Des primes de rendement et souvent l’hébergement à la ferme peuvent s’ajouter au salaire que reçoivent les porchers.
  • L’environnement de travail est, par moments, relativement bruyant puisque les porcs sont des bêtes peureuses qui grognent souvent quand le porcher s’en approche.

Champs d’intérêt

  • aime le rythme de vie de la ferme
  • aime s’occuper des animaux
  • aime être autonome et assumer des responsabilités
  • aime se dépenser physiquement

Aptitudes

  • sensibilité envers les animaux
  • sens de l’observation et sens des responsabilités
  • sens de l’organisation et initiative
  • grande capacité de travail et forte résistance physique
  • atout : sens des affaires, c.-à-d. habiletés de gestion, flair et esprit novateur
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