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Formation gagnante : Pratique sage-femme

Tout en étant conscientes des complications qui peuvent survenir, les sages-femmes voient la grossesse et l’accouchement comme des événements physiologiques normaux. Leur approche est naturelle et peu interventionniste.

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Rôles et tâches

La sage-femme accompagne des femmes enceintes en santé pendant leur grossesse et leur accouchement, puis pendant les six premières semaines suivant la naissance du bébé. Elle est responsable de tous les soins prodigués à la mère et à l’enfant, à moins que des complications nécessitent l’intervention d’un médecin.

À la Maison de naissance Côte-des-Neiges, à Montréal, Maëcha Nault assure le suivi de 80 clientes par année. Elle est jumelée à une autre sage-femme, avec qui elle alterne des périodes de garde afin que l’une ou l’autre soit disponible en tout temps.

Les rencontres avec les futures mamans ont lieu à intervalles réguliers tout au long de la grossesse. Maëcha vérifie alors que la femme et le bébé vont bien. Lors des rencontres postnatales, elle s’assure notamment que le bébé s’alimente convenablement. «Si une cliente entre en travail, je dois cependant annuler tous mes rendez-vous pour assister à l’accouchement», explique Maëcha. Les accouchements se font à la Maison de naissance, à l’hôpital ou à domicile, selon le choix de la cliente. Dans tous les cas, Maëcha est présente du début à la fin. Quand la naissance devient imminente, une seconde sage-femme est appelée sur les lieux.

Comme la clientèle des sages-femmes est limitée aux femmes en santé, les risques de complications sont faibles. Maëcha est néanmoins habilitée à faire face à tous les imprévus. Elle suit d’ailleurs des formations d’appoint (en réanimation néonatale avancée et en urgence obstétricale) tous les deux ans, comme l’exige l’Ordre professionnel des sages-femmes du Québec.

Qualités recherchées

Pour faire ce métier, une résistance au stress et un grand sens de l’autonomie sont essentiels. Pendant l’accouchement, la sage-femme fait tout, des prélèvements sanguins à l’administration de certains médicaments, en passant par les sutures au périnée si nécessaire. «Elle doit être rigoureuse», explique Raymonde Gagnon, directrice du programme en pratique sage-femme à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

La capacité d’écoute est également importante. «On fait un suivi physique, mais aussi psychologique. Une part de mon travail consiste à préparer la nouvelle famille à l’arrivée d’un bébé», explique Maëcha. Elle doit donc être attentive aux préoccupations des futurs parents. «Chaque famille avec laquelle la sage-femme travaille est différente. Il faut savoir s’adapter à ses besoins», ajoute Mme Gagnon.

Comme certains cas requièrent une intervention médicale, la sage-femme est parfois appelée à collaborer avec des infirmières ou des gynécologues-obstétriciens. Elle doit donc être capable de travailler en équipe.

Défis et perspectives

Le métier de sage-femme est vieux comme le monde. Mais au Québec, il n’a été légalisé qu’en 1999. «Il reste encore du travail à accomplir pour mieux le faire connaître. C’est aux diplômées qu’incombe cette responsabilité», croit Raymonde Gagnon. Elles peuvent ainsi collaborer à la mise en place de services de sages-femmes dans les régions où il n’y en a pas ou participer à des efforts de sensibilisation.

Par ailleurs, une augmentation de l’offre de service est à prévoir. «Aujourd’hui, à peine 2 % des suivis de grossesse sont assumés par des sages-femmes, explique-t-elle. Mais cette proportion pourrait monter à 10 % au cours des 10 prochaines années. Le système de santé manque de ressources en périnatalité. Les sages-femmes font partie de la solution.» 04/10

Il faut être membre de l’Ordre professionnel des sages-femmes du Québec pour porter le titre de sage-femme.

Horaires et milieux de travail

  • Les sages-femmes travaillent dans les 11 maisons de naissance de la province.
  • Leurs horaires sont irréguliers. Une sage-femme peut travailler 20 heures une semaine et 40 heures
  • la semaine suivante, si trois accouchements ont lieu, par exemple.
  • Elles sont de garde quelques jours par semaine, afin d’être prêtes à assister aux accouchements de leurs clientes.


Champs d’intérêt

  • aime les sciences (intérêt pour le fonctionnement du corps féminin et le processus de la naissance)
  • aime la psychologie (maternité; relation parents-enfant)
  • aime guider, encourager et aider les personnes
  • aime les défis, l’innovation (profession controversée)

Aptitudes

  • maîtrise des compétences techniques
  • sens de l’initiative et jugement sûr
  • grande capacité d’écoute et patience
  • endurance physique et résistance au stress
  • dextérité et aisance dans le contact physique

Statistiques

Nombre de diplômés 18
Diplômés en emploi 86,7 %
À temps plein 69,2 %
En rapport avec la formation 88,9 %
Aux études 6,7 %
Taux de chômage 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen 900 $

Source : La Relance à l’université, MELS, 2011.

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