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Formation gagnante : Nutrition et sciences de la nutrition (diététique)

À l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, Kathy Dufresne travaille auprès de personnes en difficulté souffrant de graves désordres alimentaires. Elle joue un rôle indispensable au sein de l’équipe soignante.

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Rôle et tâches

Kathy Dufresne travaille dans le domaine de la santé mentale auprès d’une clientèle présentant des déficits intellectuels, des troubles psychotiques ou affectifs, etc. Elle doit adapter son approche aux besoins de ses patients, puisque la maladie mentale influe fortement sur leur état d’esprit et leur réceptivité. À cela s’ajoutent de nombreuses complications, souvent accentuées par la médication : une augmentation du taux de cholestérol ou une glycémie élevée, par exemple. Par ailleurs, plusieurs patients ont de la difficulté à lire ou à tenir un journal de bord sur leur alimentation. «Il faut donc faire preuve de créativité pour développer des outils simples et accrocheurs pour enseigner à cette clientèle», indique Kathy.

Les diététistes/nutritionnistes sont les spécialistes de la nutrition. Leurs connaissances scientifiques en nutrition et en alimentation ainsi que leurs compétences en relation d’aide leur permettent de participer activement au maintien et au rétablissement de la santé de la population, de manière préventive ou thérapeutique. Ils sont appelés, entre autres, à évaluer l’état nutritionnel de personnes, à élaborer des plans de traitement nutritionnel adaptés aux besoins de celles-ci et à s’assurer de leur efficacité. Un plan de traitement pourrait, par exemple, viser le contrôle du taux de cholestérol ou de l’apport en sucre. Les diététistes/nutritionnistes peuvent, de plus, préparer des stratégies de promotion de la santé, des programmes et des outils concernant la saine alimentation. Ils contribuent, enfin, à l’élaboration de politiques et de programmes en matière de nutrition humaine et d’alimentation.

Qualités recherchées

Le diététiste/nutritionniste doit aimer les sciences, car la nutrition est basée sur la chimie et la biologie. Il est aussi nécessaire de savoir vulgariser l’information sur la nutrition humaine et l’alimentation.

Aimer travailler auprès des gens, faire preuve d’empathie, de rigueur scientifique, avoir une bonne écoute et démontrer du leadership sont également des aptitudes importantes pour motiver des personnes à changer leurs habitudes alimentaires de façon durable.

Défis et perspectives

La profession offre plusieurs débouchés. L’expérience aidant, plusieurs diététistes/nutritionnistes peuvent accéder à des postes cadres dans les organisations dans lesquelles ils évoluent. Ils ont aussi leur place dans l’industrie agroalimentaire tout comme dans l’industrie biopharmaceutique, notamment pour les compagnies qui vendent des produits nutritionnels.

Certains deviennent plutôt consultants en nutrition, entre autres dans le milieu des communications.

«Sur un plan global, ces professionnels peuvent aider la population à résoudre les problèmes de santé associés au vieillissement ainsi que ceux dus à une mauvaise alimentation», ajoute Isabelle Galibois, professeure au Département des sciences des aliments et de nutrition de l’Université Laval. 03/01 (mise à jour 03/10)

Il faut être membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec pour porter le titre de diététiste/nutritionniste.

Horaires et milieux de travail

  • Les diététistes/nutritionnistes travaillent dans les centres hospitaliers, CLSC et CHSLD, les cliniques médicales privées, les centres communautaires, les bureaux-conseils, ou comme représentants dans l’industrie agroalimentaire ou pharmaceutique. Plusieurs évoluent également dans le domaine du marketing et des communications.
  • Le travail se déroule généralement le jour, mais les cliniciens qui exercent en privé demeurent maîtres de leur emploi du temps. Des gardes occasionnelles peuvent être obligatoires en centre hospitalier.


Champs d’intérêt

  • aime la chimie et la biologie
  • accorde une grande valeur à la santé et à l’alimentation
  • aime travailler avec les personnes, écouter et aider
  • aime transmettre de l’information (enseigner, vulgariser)


Aptitudes

  • leadership et dynamisme
  • psychologie, capacité d’écoute et de respect des autres
  • habileté à la communication, à créer un climat de confiance, à convaincre et à motiver

Statistiques

Nombre de diplômés 152
Diplômés en emploi 78,8 %
À temps plein 79,5 %
En rapport avec la formation 88,7 %
Aux études 16,2 %
Taux de chômage 2,5 %
Salaire hebdomadaire moyen 841 $

Source : La Relance à l’université, MELS, 2011.

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez le Répertoire des universités canadiennes.

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