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Profession : vétérinaire

Peu de temps après l’obtention de son diplôme, Christiane Gagnon a fondé avec l’une de ses­ collègues un hôpital vétérinaire à Saint-Eustache. La petite entreprise a prospéré et compte aujourd’hui 12 personnes pour assurer la santé de nos amis à quatre pattes

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Médecine vétérinaire

Rôle et tâches

«On ne s’ennuie jamais, la pratique est toujours très variée», indique la ­docteure Gagnon. L’hôpital dont elle est copropriétaire concentre l’offre de ses services dans le secteur des animaux de compagnie. Généralement, deux vétérinaires sont à l’œuvre en même temps et pratiquent chacun en ­alternance la chirurgie, l’examen des animaux malades ou le suivi et le traitement des cas hospitalisés.

«Le vétérinaire assume plusieurs fonctions. Il est à la fois médecin, ­pharmacien, chirurgien, radiologiste, ophtalmologiste, dentiste, et même un peu psychologue – autant pour les animaux que pour leurs maîtres!» ajoute en riant Christiane Gagnon.

Sylvie Latour, médecin vétérinaire chargée de la formation ­continue à l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, précise pour sa part que les membres de cette profession doivent effectivement être très poly­valents. «Au cours de leurs études, les futurs vétérinaires ont à acquérir des connais­sances sur tout ce qui concerne les différentes espèces, qu’il s’agisse des animaux de compagnie, des animaux de ferme, des chevaux, etc. De plus, dans un même domaine, on s’occupe de cas très différents. Par exem­ple, les chats ont des maladies spécifiques qui n’existent pas chez les chiens, et vice versa.»

Qualités recherchées

La polyvalence est donc l’une des qualités maîtresses du vétérinaire. Toutefois, il doit aussi posséder un excellent sens de la communication, notamment pour recueillir auprès du client l’essentiel des obser­vations qui l’aideront dans son diagnostic, et pour ensuite expliquer l’état de santé de l’­animal ainsi que les divers traitements à appliquer. Le sens de l’observation se révèle également indispensable. «Comme nos patients ne parlent pas, nous devons observer et détecter tous les signes qui peuvent indiquer un problème chez l’animal», explique Christiane. En outre, le vétérinaire doit s’occuper d’animaux qui arrivent en urgence.

Aimer le travail en équipe constitue aussi un élément fondamental de la ­profession. «Il faut également être capable de reconnaître ses propres ­limites et savoir quand envoyer un cas à un collègue», précise Christiane Gagnon.

Différentes spécialités se sont développées : imagerie, oncologie, chirurgie, médecine interne, etc. Il est donc possible d’offrir des traite­ments de pointe lorsque le propriétaire d’un animal en fait la demande.

Défis et perspectives

L’aspect humain occupe une place importante dans la pratique du métier de vétérinaire. S’adapter au client, c’est-à-dire tenir compte de ses souhaits comme de ses moyens financiers parfois restreints, peut constituer un défi.

«Les jeunes diplômés sont souvent surpris par le nombre d’euthanasies à effectuer à la demande des propriétaires. Cette solution au problème posé par l’animal, quel qu’il soit, peut être vécue par certains comme un échec dans le cadre de leur pratique», soulève Christiane Girard, vice-doyenne aux affaires étudiantes et à la vie facultaire à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Il faut donc se préparer à cette réalité, faire preuve d’empathie et de compréhension.

Mme Girard remarque qu’un nombre croissant de femmes exercent la profession. Celle-ci permet, entre autres avantages, d’aménager un horaire de travail adaptable à la vie de famille. 09/98 (mise à jour 03/10)

Il faut être membre de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec pour porter le titre de médecin vétérinaire.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les vétérinaires peuvent travailler dans des milieux très variés, selon leur spécialité : animaux de compagnie, animaux de ferme, médecine vétérinaire industrielle, pratique équine, jardins zoologiques.
  • En médecine vétérinaire, les horaires sont variables, et il faut s’attendre à faire des heures supplémentaires.
  • D’autres domaines, comme l’enseignement et la recherche, sont aussi ouverts aux vétérinaires, sans oublier la santé publique pour des organismes gouvernementaux (inspection des viandes, prévention de maladies et d’épidémies, etc.).

Champs d’intérêt

  • aime travailler et être en contact physique avec les animaux
  • aime les sciences (biologie, chimie)
  • aime analyser et résoudre des problèmes concrets
  • préfère le travail physique (bouger, être debout, manipuler)

Aptitudes

  • habileté à communiquer avec les animaux (yeux, voix, gestes)
  • habileté pour les sciences
  • sens de l’observation très développé
  • dextérité manuelle; force et résistance physiques
  • habileté à la communication ­verbale (vulgarisation)
  • empathie
  • aptitudes pour le service à la clientèle
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