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Métier : mécanicien industriel de construction et d’entretien

Aimée-Rose Poirier s’est découvert des talents de mécano en participant à des ateliers de recherche d’emploi. «Un jour, le système de plomberie du local où se déroulaient les rencontres a fait défaut. J’ai réussi à le rafistoler, et c’est comme ça que les animateurs m’ont orientée vers la mécanique.»

Rôle et tâches

Aimée-Rose a obtenu son diplôme du Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière. Aujourd’hui, elle est mécanicienne pour le Groupe Paré Brossel, une entreprise de la Beauce qui fabrique des manches, des goujons (tiges métalliques) et des blocs de brosses en bois (qui retiennent les poils d’une brosse). Elle voit à l’entretien d’environ 150 machines, dont les débiteuses qui coupent le bois en planches, les scieuses, les sableuses, les perceuses, les tours, les convoyeurs et plusieurs autres. «Je procède au graissage et à la lubrification des machines, explique la mécanicienne. Cela me permet de vérifier aussi l’état des pièces pour prévenir les bris. Je peux changer des courroies ou des chaînes qui semblent trop usées. Je travaille sur trois plans de travail. Ça me prend plus d’une semaine pour faire le tour de toutes les machines.»

Elle répare aussi les appareils et conçoit à l’occasion des pièces qui améliorent le rendement de la machinerie. Aimée-Rose, qui était l’unique femme de sa classe, est également la seule mécanicienne de l’usine. Elle dit toutefois se sentir à sa place. «En général, je me sens bien acceptée. Je n’ai rien à prouver aux hommes. Je cherche avant tout à être satisfaite de mon travail. C’est vrai qu’on n’a pas la même force physique que nos collègues masculins, mais on a plus d’habileté à réparer des petites pièces.»

Qualités recherchées

«Il faut être très alerte dans ce métier, assure Aimée-Rose. Je dois effectuer mes inspections en suivant toutes les étapes pour que rien ne m’échappe. Je suis également attentive au moindre petit bruit anormal qui pourrait me signaler une défectuosité. Chaque tâche doit être effectuée consciencieusement.»

La minutie et la patience sont d’autres qualités recherchées. «Il faut s’appliquer à bien démonter les pièces pour comprendre les problèmes. Parfois, en démontant on découvre de nouveaux ennuis.» L’esprit d’analyse garantit aussi le succès d’un bon mécano. «Il y a plusieurs composantes à analyser avant d’effectuer une réparation. Par exemple, je dois prendre le temps de vraiment comprendre le fonctionnement d’un circuit pneumatique pour évaluer la nature du problème. Ce n’est pas toujours nécessaire de tout démonter.»

Défis et perspectives

«Les diplômés en mécanique industrielle de construction et d’entretien reçoivent une formation générale sur des équipements de production. Ils doivent ensuite s’ajuster à leur milieu de travail et aux machines utilisées», explique Yves Gagné, enseignant au Centre de formation professionnelle de Jonquière.

M. Gagné ajoute que les diplômés augmentent leurs chances de trouver un emploi s’ils choisissent de se spécialiser. «Il y a deux attestations de spécialisation professionnelle [ASP] qui se rattachent à leur formation. La première concerne la mécanique d’entretien en commandes industrielles. C’est un programme qui approfondit leurs connaissances dans le domaine de la réparation de systèmes hydrauliques. La seconde attestation en mécanique d’entretien préventif et prospectif industriel leur permet de mieux prévoir les bris et les arrêts de production en industrie. Je remarque qu’un nombre important d’entreprises exigent maintenant le DEP et une ASP en mécanique d’entretien.»

«Le métier de mécanicien industriel de construction et d’entretien offre également des possibilités d’avancement intéressantes, souligne l’enseignant. Le diplômé qui a acquis de l’expérience au sein d’une entreprise peut accéder à un poste de contremaître de la maintenance.» Dans ce contexte, des cours en administration et en gestion du personnel avantagent le mécanicien. 03/01

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé peut être engagé par des usines de transformation de divers secteurs : pâtes et papiers, aluminerie, métallurgie, plasturgie, sciage de bois, transformation alimentaire, textile.
  • Il peut aussi se retrouver dans les entreprises de réparation et d’installation de systèmes hydrauliques, ainsi que dans les usines de fabrication de matériel industriel.
  • Le mécanicien de construction et d’entretien travaille généralement selon des horaires rotatifs : le jour, le soir, la nuit.
  • Il doit aussi s’attendre à travailler souvent la fin de semaine et les jours fériés lorsqu’il y a des arrêts de production dans l’usine.


Champs d’intérêt

  • aime régler, réparer et modifier des mécanismes
  • aime les sciences et la technologie
  • aime travailler en milieu industriel
  • accorde de la valeur à la productivité, à l’efficacité


Aptitudes

  • facilité d’apprentissage des techniques informatisées
  • facilité pour les mathématiques
  • initiative, esprit de collaboration et ingéniosité
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