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Métier : mécanicien de protection contre les incendies

Les gicleurs suspendus aux plafonds de certaines bâtisses doivent être en règle pour bien nous protéger en cas de feu. Pour installer ces dispositifs, mieux vaut faire appel à un mécanicien de protection contre les incendies, l’expert en la matière!

Rôle et tâches

Chez un client, l’une des tâches fréquentes est de vérifier les appareils de protection contre les incendies : avertisseurs de fumée, extincteurs, gicleurs. Pour effectuer leur travail, les mécaniciens utilisent une machine appelée «filière», pour visser les tuyaux dans les raccords, ainsi qu’une machine à rainurer. Cette dernière sert à creuser le métal pour faire des filets dans les tuyaux et joindre ces derniers.

Dans le coffre à outils des mécaniciens se trouvent des clés anglaises, des tournevis, des pinces, des clés à molette, des équerres, etc. Guy Magny travaille pour l’entreprise Viking, de Saint-Laurent, depuis qu’il a obtenu son diplôme. Il n’a pas eu de difficulté à trouver un emploi, car il était déjà engagé avant même d’avoir terminé sa formation! Un mécanicien peut travailler sur les chantiers de construction de bâtiments neufs ou pour la division du service à la clientèle. Dans ce dernier cas, le mécanicien se rend alors chez le client. Guy exerce son métier dans cette division. Par exemple, un client déplace des murs ou agrandit ses bureaux. Le mécanicien doit alors réinstaller les systèmes de gicleurs aux nouveaux endroits.

Auparavant, le vendeur de ces systèmes a vérifié l’étendue des travaux à réaliser. Guy se rend sur place pour faire les installations recommandées par ce dernier. En arrivant sur les lieux, Guy rencontre le concierge ou le propriétaire de l’immeuble pour connaître l’emplacement des valves et couper la distribution d’eau. Souvent, les gicleurs sont reliés à une alarme. Il est donc important d’avertir la compagnie de surveillance de la fermeture du système de gicleurs avant que les travaux débutent. Vider la tuyauterie constitue l’étape suivante. «On installe la machinerie et, en fin de journée, on peut remettre le tout en marche. Il ne reste qu’à rappeler la compagnie du système d’alarme pour prévenir que les travaux sont terminés et qu’ils peuvent remettre l’alarme en fonction», affirme Guy.

Qualités recherchées

Le mécanicien doit être à l’aise avec les mathématiques appliquées, car les calculs sont nombreux pour celui qui conçoit des gicleurs automatiques. Il doit en effet utiliser des principes de physique pour calculer le débit et la pression adéquate de l’eau dans les têtes de gicleurs, afin d’éteindre efficacement le feu. Toutefois, ces calculs se font de plus en plus à l’aide d’ordinateurs.

Aimer le travail d’équipe et être en bonne forme physique sont des atouts essentiels. De plus, le mécanicien ne doit pas avoir le vertige! Selon Guy, dans la division du service à la clientèle, le souci de garder les lieux propres est important. «Souvent, les bureaux sont fraîchement peints. Le tapis est flambant neuf, il ne manque que l’ameublement. On arrive et on doit s’assurer de tout protéger avec du polythène pour ne pas causer de dégâts. L’eau, de couleur noire, circulant dans les gicleurs, est semblable à de l’huile à moteur.»

Il faut également être prêt à œuvrer dans des conditions pas toujours idéales. «Il m’est arrivé de travailler dans des greniers d’église et disons que la tuyauterie était installée dans des endroits très difficiles d’accès. Et dans les sous-sols du centre-ville, ce n’est pas toujours propre!» s’exclame Guy.

Défis et perspectives

Guy Belisle, professeur à l’École polymécanique de Laval, estime qu’il y a beaucoup d’avenir dans cette profession. «Graduellement, ce métier va devenir populaire parce qu’il y aura toujours un besoin de gicleurs. La présence de systèmes de protection contre les incendies dans les immeubles est obligatoire. La réglementation s’est beaucoup resserrée dans ce domaine. C’est un métier qui est appelé à se développer, fait-il remarquer. La demande est forte : les élèves qui terminent leur formation sont peu nombreux et tous trouvent un emploi très rapidement.»

Particularité

Ce métier fait partie des métiers de la construction et est régi comme tel par la Commission de la construction du Québec.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les municipalités sont des employeurs potentiels.
  • Les mécaniciens effectuent leur ouvrage surtout dans l’industrie de la construction et dans le secteur industriel et commercial, mais moins souvent dans le secteur résidentiel.
  • Une semaine de travail compte 40 heures, mais occasionnellement il faut effectuer des heures supplémentaires.
  • L’horaire est de 7 h à 15 h 30. Le travail peut parfois se faire le soir ou la nuit.

Champs d’intérêt

  • aime bricoler, manipuler des outils
  • aime la mécanique
  • accorde de la valeur au respect des normes et de la sécurité
  • aime se sentir utile et responsable

Aptitudes

  • facilité en calcul et en travail manuel
  • excellentes facultés de mémoire et d’apprentissage : codes, lois, technologie
  • vigilance, discernement et excellents réflexes
  • force, excellente condition physique et résistance au vertige
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