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Métier : mécanicien d’engins de chantier

Olivier Caron s’y connaît en matière de machinerie forestière. Son père est bûcheron, et, à l’adolescence, Olivier l’accompagnait en forêt pour l’aider à réparer ses gros appareils. Quand il s’est inscrit au DEP en mécanique d’engins de chantier, Olivier savait qu’il faisait le bon choix.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Mécanique d’engins de chantier

Rôle et tâches

Le mécanicien d’engins de chantier répare la machinerie qui sert à la construction de routes, de même que celle qui effectue des travaux en forêt. Il faut penser ici aux bouteurs, aux grues, aux niveleuses, aux camions à benne, aux excavatrices, autant qu’aux abatteuses et aux débusqueuses d’arbres. Le diplômé possède des connaissances en mécanique et en électricité en plus de savoir réparer des systèmes hydrauliques, des dispositifs de freinage et des diesels.

Olivier a été engagé immédiatement après avoir obtenu son diplôme par les Industries Maibec, une entreprise de transformation du bois. Le jeune homme travaille à l’usine de bois de sciage de Saint-Pamphile. Il fait partie de l’équipe de quatre mécaniciens qui doivent veiller à l’entretien d’une cinquantaine de véhicules lourds. «On travaille toujours en équipe de deux, explique Olivier. Mon rôle consiste essentiellement à effectuer l’entretien périodique de la machinerie. Par exemple, je fais des changements d’huile, je lubrifie des pièces et je change des filtres à air. Je fais aussi des vérifications visuelles de la machinerie. J’inspecte les pièces des véhicules et vérifie leur usure.»

Une autre fonction du jeune mécano consiste à réparer la machinerie forestière en panne dans le bois. «Mais je fais surtout de l’entretien parce que les véhicules de l’entreprise sont relativement neufs. Les patrons préfèrent les changer régulièrement pour s’assurer d’avoir des équipements en bon état.»

Qualités recherchées

Selon Olivier, le bon mécanicien a une excellente dextérité manuelle. Il est minutieux et aime le travail bien fait. «On doit aussi s’y connaître en mathématiques, dit Olivier. Il y a beaucoup de calculs de conversion à faire. Les véhicules européens ont été fabriqués suivant le système
métrique, mais la machinerie américaine fonctionne avec les mesures anglaises. Il faut s’assurer d’avoir les bonnes dimensions quand on commande une pièce.

«Il faut aussi avoir le sens de l’observation, se souvenir comment remonter un appareil une fois qu’on a défait toutes ses pièces.» La curiosité est une autre qualité à cultiver. «Il me reste beaucoup de notions à apprendre.

J’estime qu’il me faudra acquérir cinq ans d’expérience avant de devenir un mécanicien véritablement autonome. Et encore! La technologie évolue tellement vite, j’en aurai toujours à apprendre. Mais c’est ce qui me plaît le plus dans ce métier, cette possibilité de toujours en savoir davantage!»

Défis et perspectives

«Le plus important défi est l’adaptation aux nouvelles technologies», soutient Gilles Perron, enseignant au Carrefour Formation Mauricie. Tous les systèmes de machinerie sont en effet commandés par des ordinateurs. «De plus, les systèmes sont pour la plupart directement reliés par satellite au siège social du fabricant», explique Gilles Perron. Pour rester dans la course, le diplômé devra garder ses connaissances à jour.

Si autrefois la force physique était nécessaire, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les nouvelles installations comme les ponts roulants facilitent le travail des employés et leur assurent une plus grande sécurité. L’expérience aidant, le mécanicien d’engins de chantier pourra obtenir un poste de responsable d’atelier ou de secteur, puis de contremaître. 03/03 (mise à jour 04/07)

Ce métier fait partie des métiers de la construction et est régi comme tel par la Commission de la construction du Québec.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le mécanicien peut être embauché par les garages de machineries lourdes, les entrepreneurs de construction, les compagnies d’excavation, les compagnies forestières, les concessionnaires de véhicules de chantier (Hewitt, John Deere), les municipalités.
  • Le travail du mécanicien d’engins de chantier se déroule généralement de jour, mais certaines entreprises fonctionnent aussi le soir.
  • La semaine de travail compte environ 40 heures.

Champs d’intérêt

  • aime faire un travail manuel sur de la machinerie lourde
  • aime bricoler, observer, démonter et comprendre le fonctionnement des mécanismes et des systèmes
  • aime analyser et résoudre des problèmes pratiques
  • aime se sentir autonome et responsable

Aptitudes

  • sens de l’observation et facilité d’apprentissage intellectuel et technique
  • curiosité, mémoire, discernement et ingéniosité
  • dextérité, concentration, acuité visuelle et auditive
  • initiative et sens des responsabilités
  • atouts : facilité et clarté d’expression verbale, politesse
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