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Formation gagnante : Génie de la construction

«Petit, je pouvais passer des heures à observer ce qu’il se passait sur un chantier», se souvient Martin Boucher. Devenu ingénieur en construction, il travaille aujourd’hui au ministère des Transports du Québec.

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Rôle et tâches

Martin a d’abord obtenu un diplôme d’études collégiales (DEC) en technologie du génie civil, avant d’entreprendre un baccalauréat en génie de la construction à l’École de technologie supérieure (ETS). «Pendant mes études universitaires, je me suis spécialisé en génie routier», précise-t-il. Son diplôme en poche, Martin a ensuite travaillé pendant quatre ans pour une firme de génie-conseil dans la gestion des chaussées. Depuis trois ans, il est au service du ministère des Transports du Québec à titre d’ingénieur chargé de projet.

Au Ministère, Martin supervise les techniciens en génie de la construction qui effectuent des relevés sur la qualité des chaussées à travers la province. À la suite de ces relevés, Martin rédige des rapports d’analyses techniques nécessaires à la gestion des chaussées. «Le système de gestion des chaussées du Ministère consiste en un logiciel qui permet de visualiser l’ensemble du réseau routier de la province et d’établir les besoins en matière de travaux routiers, explique Martin. Je suis chargé de maintenir et de développer ce logiciel afin qu’il soit le plus efficace possible.»

Toutes les régions du Québec ont accès à ce système informatisé de gestion des chaussées. «Actuellement, les besoins dépassent les budgets alloués, c’est pourquoi il faut établir des priorités pour effectuer les travaux les plus urgents.» L’expertise de Martin en génie routier alliée à ses connaissances approfondies du logiciel font de lui le spécialiste auquel se réfèrent les ingénieurs sur le terrain. «Dans chaque direction régionale, les ingénieurs utilisent le logiciel qui les aide à classer par ordre de priorité les projets de réfection routière. Mon rôle consiste à leur apporter un soutien technique pour qu’ils tirent le meilleur parti de cet outil.»

Qualités recherchées

L’ingénieur conçoit, planifie, dirige les travaux de construction et s’assure que tout soit fait dans les normes. «Pour résoudre les problèmes, il faut avoir un bon esprit analytique. La rigueur et le sens des responsabilités sont également nécessaires. On conçoit des ponts, des édifices, des routes, etc. Ils doivent respecter les règles de l’art pour assurer la sécurité du public.»

La profession nécessite aussi de bonnes aptitudes relationnelles et la facilité de communiquer afin, par exemple, d’expliquer aux ouvriers le travail à effectuer. Un sens aigu de l’organisation est également indispensable pour planifier les différentes étapes de la construction tout en respectant l’échéancier. L’ingénieur doit aussi tenir compte du budget alloué au projet. De bonnes aptitudes en gestion sont donc nécessaires.

Défis et perspectives

Professeur de génie de la construction à l’ETS, Gabriel Assaf souligne que le respect de l’environnement constitue l’un des défis les plus importants de la profession, et exige entre autres une solide formation en décontamination des sols et en épuration des eaux. Une bonne base en administration est également nécessaire, car pour construire des bâtiments, des barrages et des routes, il faut savoir gérer des ressources et du personnel.

Si le rôle principal de l’ingénieur de la construction consiste à concevoir et à exécuter des projets, il est aussi de plus en plus politique. «L’ingénieur appuie et conseille les décideurs dans la définition et l’administration des budgets», explique Gabriel Assaf.

Les diplômés sont demandés dans le monde entier. Beaucoup de firmes de génie-conseil québécoises font au moins le tiers, et parfois plus de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’étranger. Ceux qui rêvent d’une carrière internationale y trouveront leur compte! 03/05 (mise à jour 03/07)

Il faut être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour porter le titre d’ingénieur.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les ingénieurs en construction peuvent travailler à leur compte ou être employés par les entrepreneurs de construction, les firmes de génie-conseil, les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que les municipalités.
  • Les diplômés œuvrent aussi bien sur les chantiers de construction que dans des bureaux.
  • La semaine normale de travail des ingénieurs en construction compte entre 35 et 40 heures. Les heures supplémentaires sont fréquentes.

Champs d’intérêt

  • se passionne pour l’interaction entre l’humain et son environnement physique
  • aime résoudre des problèmes (améliorer le fonctionnement)
  • aime coordonner et superviser
  • aime concevoir et évaluer la faisabilité technique d’un projet

Aptitudes

  • minutie et précision
  • polyvalence
  • capacité à travailler en équipe
  • très bon sens de la communication et de l’écoute

Statistiques

Nombre de diplômés 473
Diplômés en emploi 88,4 %
À temps plein 98,9 %
En rapport avec la formation 92,8 %
Aux études 9,3 %
Taux de chômage 0,7 %
Salaire hebdomadaire moyen 1 008 $

Source : La Relance à l’université, MELS, 2011.
Catégorie Génie civil/Génie de la construction.

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez le Répertoire des universités canadiennes.

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