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Métier : ferblantier-tôlier

C’est à la suite d’une mise à pied que Jean-François Tremblay a décidé de s’inscrire en ferblanterie-tôlerie. Ce sont surtout les bonnes perspectives d’emploi qui l’ont attiré dans ce domaine. Son choix ne l’a pas déçu, et Jean-François a maintenant un emploi stable!

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Ferblanterie-tôlerie

Rôle et tâches

Jean-François a été engagé par la compagnie où il a effectué son stage, l’entreprise Mauvalin, à Chicoutimi, qui fabrique des systèmes de ventilation. Il travaille dans l’atelier de fabrication et d’assemblage des pièces.

«Comme il s’agit d’un petit atelier, cela me permet de toucher à tous les aspects de la ferblanterie. C’est-à-dire que je passe de la feuille de papier à la feuille de tôle vierge jusqu’au produit fini prêt à être installé, explique Jean-François. Je conçois d’abord les pièces à partir de croquis qui me sont remis par un contremaître. Je dois les dessiner sur du carton avant de les tracer sur ma feuille de tôle. Le développement de certaines pièces prend jusqu’à une heure parce qu’elles ont des formes particulières.»

Jean-François effectue ensuite le découpage. «Cela se fait à l’aide de ciseaux à métal ou de cisailles électriques suivant l’épaisseur de la tôle. Je procède aussi au pliage des pièces, puis à leur assemblage.»

Le travail du ferblantier-tôlier est très varié. Il est capable de confectionner un nombre illimité d’objets conçus à l’aide de métal en feuilles. Cela l’amène à travailler dans des usines de fabrication de meubles ou d’accessoires en métal (armoires, coffres, comptoirs, hottes), de véhicules (camions de pompiers, autobus), de pièces utilisées en aéronautique, etc.

Le ferblantier-tôlier peut aussi se diriger vers le domaine de la construction, où il se spécialisera notamment dans le revêtement de murs ou de toitures de tôle.

Qualités recherchées

«En plus d’une grande dextérité manuelle, c’est un métier qui exige une bonne perception de l’espace en trois dimensions, explique Jean-François. On part toujours d’une pièce sur papier qu’il faut voir dans notre tête en trois dimensions pour déterminer la façon de la concevoir.» Selon lui, c’est l’un des aspects les plus difficiles de la profession.

Des habiletés à la fois en dessin et en mathématiques sont importantes pour la conception des pièces. «Il faut avoir une bonne mémoire des méthodes de dessin pour arriver à illustrer des pièces, comme celles qui sont circulaires et qui nécessitent une technique particulière.» On pense ici aux notions de géométrie et aux calculs mathématiques. La créativité et la polyvalence sont d’autres qualités recherchées. En particulier dans les petits ateliers de quartier, le ferblantier-tôlier est un artisan capable de fabriquer divers objets : coffre de métal, bas de porte de voiture ou remorque de camion. «C’est ce qui m’attire le plus dans ce métier. Cette diversité des tâches qui m’amène à toucher à tout et à ne jamais faire la même chose de mes journées!»

Jean-François tient à mettre en garde ceux qui ont des oreilles fragiles. «C’est un métier très bruyant. On doit aussi être prudent. La tôle est parfois coupante et elle se manipule mal avec des gants.»

Défis et perspectives

«La vraie école commence au travail, souligne Alain Harvey, enseignant au Centre de formation professionnelle en métallurgie de Chicoutimi. Il y a toujours à apprendre dans ce métier, et les diplômés peuvent s’attendre à devoir acquérir de nombreuses connaissances une fois sur le marché du travail.» Les outils se sont modernisés au cours des dernières années, et les élèves doivent s’adapter aux nouvelles technologies. «Le métier qui était autrefois surtout manuel est devenu très informatisé, dit l’enseignant.

L’industrie utilise un nombre grandissant d’appareils à commande numérique, comme les presses plieuses, les guillotines et les poinçonneuses. Les ferblantiers-tôliers apprennent à programmer et à utiliser ces nouveaux appareils.»

Particularité

Ce métier fait partie des métiers de la construction et est régi comme tel par la Commission de la construction du Québec.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Dans le secteur de la construction, le ferblantier-tôlier peut être engagé par les entreprises qui fabriquent et installent des systèmes de ventilation, de climatisation ou de chauffage, ainsi que par les entreprises de toiture et de revêtement métallique.
  • Le ferblantier-tôlier qui œuvre dans le domaine de la construction a un horaire de jour.
  • En usine, le diplômé peut être engagé par diverses entreprises de fabrication de pièces et d’accessoires en feuille de métal : meubles (armoires, étagères, comptoirs, casiers, hottes), véhicules (camions, autobus, tracteurs), pièces aéronautiques, matériel agricole.
  • Celui qui travaille en usine doit s’attendre à suivre un horaire rotatif. Il peut travailler le jour, le soir, la nuit et la fin de semaine.

Champs d’intérêt

  • aime faire un travail créatif
  • aime analyser et concrétiser un plan
  • aime le dessin technique
  • aime manipuler et travailler le métal
  • aime calculer et résoudre des problèmes pratiques

Aptitudes

  • facilité pour les mathématiques et le dessin technique
  • faculté d’imagination et de visualisation en trois dimensions
  • facilité d’apprentissage de l’informatique
  • esprit logique, méthodique et analytique
  • dextérité
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