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Formation gagnante : Extraction de minerai

Après avoir travaillé successivement comme cuisinière, pompiste et soudeuse, Nathalie Pomerleau a eu envie de changer d’air. Elle s’est inscrite au diplôme d’études professionnelles (DEP) en extraction de minerai au Centre de formation professionnelle de la Jamésie, à Matagami, son village natal. «Le choix a été tout naturel car mon père, mineur pendant 40 ans, me parlait de son travail, et ça m’intéressait beaucoup. J’adore ce que je fais, je suis au paradis!» s’exclame-t-elle.

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Rôle et tâches

Nathalie conduit un camion de 45 tonnes pour la compagnie minière Xstrata, à la mine Persévérance Division Matagami. Auparavant, elle accomplissait d’autres types de tâches comme descendre du matériel sous terre, consolider des parois dans les galeries ou préparer le chantier avant le dynamitage. Les diplômés dans ce domaine sont susceptibles d’occuper des fonctions variées, comme conduire de la machinerie lourde, faire fonctionner des équipements miniers (foreuse, treuil, chargeuse, niveleuse), déblayer du minerai, etc.

Au volant de son énorme véhicule, Nathalie sort le minerai de zinc de sous la terre. «Le matin, je vais chercher mon horaire de la journée auprès du responsable. Ensuite, j’effectue la vérification de mon véhicule : le niveau d’huile et la pression des pneus, les phares, les signaux lumineux, etc. Nous avons une série de points à cocher sur une liste et il faut signaler toute anomalie pour que le mécanicien fasse les réparations nécessaires à la fin du quart de travail. Si je décèle une défectuosité grave, je dois changer de camion.»

Puis, elle se rend à son poste de travail sous terre. Là, elle attend qu’une chargeuse navette effectue le remplissage de roche concassée, qui provient des galeries. Lorsque la benne de son camion est pleine, Nathalie remonte à la surface et décharge sa cargaison sur un amas de minerai qui sera ensuite traité. Au cours d’une journée, elle peut effectuer jusqu’à 20 allers-retours d’une durée de 20 minutes chacun.

Qualités recherchées

Dans ce métier, les travaux sont variés et on doit utiliser différents types d’équipements et de machinerie lourde. Il faut donc faire preuve de polyvalence et d’une bonne capacité d’adaptation.

Cette flexibilité permettra au mineur d’occuper divers genres de postes durant sa carrière, comme faire fonctionner un treuil, une foreuse ou même installer des voies ferrées dans les galeries. «On ne s’ennuie pas lorsqu’on est au service d’une compagnie minière! Chaque journée est différente des autres, car les tâches qu’on nous confie varient en fonction des besoins», souligne Nathalie Pomerleau.

Le mineur doit également posséder un certain esprit d’aventure, car travailler sous terre dans un environnement humide n’est pas toujours chose facile. La résistance physique est aussi nécessaire, de même que la capacité de travailler de longues heures dans des espaces clos.

Il faut avoir l’esprit d’équipe, car on travaille et communique avec un grand nombre de personnes : géologues, ingénieurs, contremaîtres, arpenteurs, collègues mineurs, etc.

Défis et perspectives

Dans ce métier, le défi constant est d’assurer sa sécurité. «Même si on travaille avec des équipements sophistiqués et de haute technologie, cela ne remplace pas pour autant les vérifications de sécurité d’usage. Si le mineur escamote cette étape, par exemple s’assurer de la solidité du plafond dans la galerie sous terre, il peut mettre sa santé et celle des autres mineurs en danger», souligne Jean-Robert Gagnon, conseiller pédagogique au Centre de formation professionnelle de la Jamésie.

Par ailleurs, dans ce domaine, les possibilités d’avancement sont intéressantes. «L’expérience aidant, le mineur qui démontre du leadership se verra offrir de nouvelles responsabilités, comme celles de chef de groupe ou de contremaître. Il pourra aussi voyager, en se faisant muter dans les mines que sa compagnie exploite à l’étranger», souligne M. Gagnon. 05/09

Horaires et milieux de travail

  • Les mineurs travaillent de jour ou de soir en rotation, généralement par tranches de 11 heures d’affilée.
  • Les horaires sont généralement de quatre ou cinq jours travaillés, en alternance avec quatre ou cinq jours de congé. Dans les exploitations minières très éloignées, les horaires sont plutôt de 28 jours consécutifs de travail suivis de 14 jours de congé, compte tenu des distances.
  • Le milieu de travail est bruyant, sombre et humide.
  • Le secteur minier est cyclique et dépend beaucoup du prix des métaux.
  • Les salaires sont habituellement généreux. Bonis, primes au rendement, assurances, fonds de pension et vacances s’ajoutent aux conditions salariales.

Champs d’intérêt

  • est stimulé par un travail présentant certains risques
  • aime forcer et se dépenser physiquement
  • aime utiliser des outils et de la machinerie
  • accorde de la valeur au sentiment d’appartenance (groupe, équipe)

Aptitudes

  • force et excellente condition physique
  • résistance au vertige et à la claustrophobie
  • mobilité géographique

Statistiques

Nombre de diplômés 180
Diplômés en emploi 91,1 %
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 82,6 %
Aux études 1,0 %
Taux de chômage 6,1 %
Salaire hebdomadaire moyen 1 387 $

Source : La Relance au secondaire en formation professionnelle, 2011.
Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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