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Profession : technicien en environnement, hygiène et prévention

À la fin de son secondaire, Jean-François Hogue est allé consulter un conseiller d’orientation qui, après lui avoir fait passer des tests, lui a recommandé d’explorer trois métiers : technicien en environnement, technicien en traitement des eaux, et technicien en environnement, hygiène et sécurité au travail. «J’ai finalement choisi le dernier, parce que c’est un domaine très vaste et varié», explique-t-il.

Rôle et tâches

Jean-François est technicien en environnement, hygiène et prévention chez Pétro Canada Machinerie. Il travaille à la fois pour le service d’hygiène et sécurité, et le service de l’environnement à la raffinerie.

En ce qui concerne l’hygiène et la sécurité, son mandat consiste à déterminer le danger potentiel de certains produits et à faire en sorte que les travailleurs exposés à des substances dangereuses soient correctement équipés et bien protégés, qu’il s’agisse des employés qui manipulent des produits chimiques en laboratoire ou des opérateurs de machine à combustion. «C’est une grande responsabilité, dit-il, car une personne mal équipée est une personne en danger. Mon rôle est d’informer les travailleurs sur les dangers, par exemple d’explosion d’hydrocarbures, mais aussi sur les risques à long terme pour ceux qui sont exposés à des produits cancérigènes, comme l’amiante ou le benzène. Je forme également les nouveaux employés sur les symboles utilisés et les systèmes de sécurité, par exemple les détecteurs de gaz qui vont prendre la mesure d’explosivité.»

Régulièrement, Jean-François mesure la présence de contaminants dans l’air en prélevant et analysant des échantillons. «Puis, je produis un rapport et je fais certaines recommandations aux personnes concernées, soit les supérieurs et les employés.» Il prélève également des échantillons d’eau dans les puits d’observation disséminés sur le terrain et autour de la raffinerie. «Ces puits descendent jusqu’à la nappe phréatique, explique-t-il. En analysant les échantillons, on vérifie qu’il n’y a pas d’écoulement de produits nocifs dans l’eau et pas de pollution des sols en dehors de la raffinerie.»

En ce qui concerne l’environnement, Jean-François est chargé de produire les documents d’expédition pour l’envoi des déchets de produits pétroliers vers les distributeurs. «Il existe des lois spécifiques relatives au transport de matières dangereuses. Sur le document, je dois préciser la dangerosité des déchets, les risques qu’ils comportent pour la santé et l’environnement, afin que les mesures de sécurité qui s’imposent puissent être prises advenant un accident pendant le transport.»

Qualités recherchées

«Ce métier exige de la polyvalence et de la curiosité, affirme Jean-François. En trois ans de formation, on ne peut pas tout apprendre sur ce vaste domaine. Il faut donc faire de la recherche par soi-même et se renseigner sur les procédés, les produits, etc.»

Les diplômés doivent également se tenir au courant des nouvelles normes sur l’environnement, la santé et la sécurité au travail, ainsi que sur les nouveaux produits potentiellement dangereux. Il est essentiel d’être à l’aise dans les relations interpersonnelles et de communiquer facilement. En effet, les diplômés sont amenés à conseiller les travailleurs et à répondre à leurs questions sur les dangers de certaines matières. Une bonne capacité de communication écrite est aussi nécessaire, car ils doivent rédiger de nombreux rapports.

Défis et perspectives

«Le principal défi est de convaincre les gens du milieu industriel de considérer l’environnement, l’hygiène et la santé au travail comme des éléments tout aussi importants que la production, estime Jacques Cicioli, responsable de la coordination du Département d’environnement, hygiène et sécurité au travail au Cégep de Jonquière. C’est tout un défi malgré l’évolution des mentalités», souligne-t-il.

Pour M. Cicioli, les secteurs de l’hygiène et de la santé au travail se sont bien développés depuis les 20 dernières années et devraient continuer à offrir de bonnes perspectives d’emploi. Quant à l’environnement, il va poursuivre sa croissance. «Cet essor est encouragé par la mise en place de réglementations poussant les entreprises à prendre la voie du développement durable.» 02/05

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Ils peuvent œuvrer dans les équipes de santé au travail des CLSC, dans l’industrie de l’aluminium, des pâtes et papiers ou de la pétrochimie par exemple, les laboratoires d’analyses en environnement privés, les municipalités et les firmes de consultants en santé et sécurité au travail, les firmes de consultants en environnement.
  • Les horaires sont généralement de type «9 à 5», mais les usines étant en activité 24 heures sur 24, les diplômés peuvent être appelés à tout moment en cas d’urgence ou d’accident.
  • Les techniciens en environnement, hygiène et sécurité au travail peuvent prétendre à différents postes : conseiller en environnement, conseiller en santé-sécurité et technicien en hygiène industrielle.

Champs d’intérêt

  • aime communiquer et être utile aux personnes
  • aime analyser et résoudre des problèmes
  • se soucie de la santé et de la sécurité
  • aime le travail d’équipe

Aptitudes

  • grandes qualités de communicateur (écouter, convaincre, servir de médiateur)
  • grand sens des responsabilités
  • bonne capacité d’analyse et bon jugement
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