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Profession : audiologiste

Héloïse Lessard-Dostie a toujours été passionnée par l’univers des sons. Cette clarinettiste voulait travailler dans le monde de la santé, sans pour autant devenir médecin. Maintenant audiologiste, elle évalue, traite et prévient les troubles de l’audition de ses patients… qui peuvent désormais mieux apprécier les joies de la musique.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Audiologie

Rôle et tâches

Héloïse travaille chez AudioSanté, à Gatineau, un organisme de santé privé qui possède 30 cliniques partout au Québec. De plus, deux fois par année, elle se rend dans le nord de la province pour offrir ses services d’audiologiste à la communauté inuite pour le Centre de santé Inuulitsivik.

Lorsqu’elle rencontre un patient pour la première fois, Héloïse tente toujours d’établir quels sont ses problèmes d’audition ou ses antécédents médicaux. Elle lui fait donc passer différents tests. «J’observe, par exemple, la mécanique de l’oreille, ce qu’on appelle l’immittancemétrie, qui nous indique si le mouvement du tympan et des osselets est fonctionnel. Avec des sons purs et du matériel vocal enregistré, je vérifie aussi si l’oreille interne est en bon état. Je cherche alors à déterminer quels sont les plus faibles sons qu’une personne peut entendre dans l’ensemble du registre de la parole.»

Héloïse analyse ensuite ces résultats et tire des conclusions, pour faire des recommandations à son patient. «Je peux alors lui suggérer des aides auditives ou un suivi médical avec un médecin oto-rhino-laryngologiste, lorsqu’un problème médical est détecté. Nous évaluons l’audition avec des outils techniques, selon des normes, mais nous évaluons aussi, de manière qualitative, les besoins spécifiques de la personne, selon ses habitudes de vie, de communication, son travail et ses loisirs», explique-t-elle. Héloïse s’occupe finalement de faire le suivi auprès de ses patients, lorsqu’un traitement leur a été prescrit.

Qualités recherchées

L’audiologiste manipule des équipements, comme l’audiomètre, pour prendre des mesures qui répondent à des standards internationaux. La rigueur est donc primordiale. Il doit aussi être capable de communiquer avec diverses clientèles : enfants, adultes, personnes âgées ou vivant avec un handicap. «C’est une relation d’aide. Si on n’aime pas travailler dans le public, avec des personnes de tous les âges, ce n’est pas pour nous», affirme Héloïse.

L’audiologiste doit finalement faire preuve de débrouillardise et de créativité. «Il n’y a pas une solution universelle qui fonctionne pour toute la population», poursuit-elle. Tony Leroux, professeur à l’École d’ortho­phonie et d’audiologie de l’Université de Montréal, soutient que ce métier demande un bon esprit scientifique. «Il faut constamment mettre ses connaissances à jour, en ce qui a trait aux techniques d’évaluation, entre autres», croit-il.

Défis et perspectives

Tony Leroux remarque que la profession d’audiologiste est toujours mal connue du public. Les milieux de travail où l’audiologiste peut évoluer se diversifient présentement. Plusieurs centres de réadaptation au Québec développent des services pour les adultes et les personnes âgées. «L’audiologie a été implantée principalement pour les enfants, puisqu’ils sont considérés comme une clientèle ayant des besoins urgents, dit M. Leroux. Le défi est maintenant de monter des équipes supplémentaires pour offrir plus de services aux adultes.»

Plusieurs diplômés fraîchement arrivés sur le marché du travail pourront aussi s’intégrer rapidement au système privé, ajoute Tony Leroux. «Étant donné que les ressources dans le système public sont limitées, la pratique privée en audiologie s’est développée. Pour ouvrir leur propre clinique, les professionnels doivent cependant acquérir des compétences d’entrepreneur.» 04/10

Il faut être membre de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec pour porter le titre d’audiologiste.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • La majorité des audiologistes travaille dans les cliniques externes des hôpitaux. Les autres évoluent dans des centres de réadaptation ou des cliniques privées.
  • Certains audiologistes peuvent s’orienter vers la recherche ou choisir de travailler chez des manufacturiers pour concevoir des aides auditives ou en assurer la commercialisation.
  • Les horaires des audiologistes sont généralement réguliers, de 9 h à 17 h. Certains offrent leurs services en soirée dans le privé ou en centre de réadaptation.

Champs d’intérêt

  • aime les sciences
  • aime résoudre des problèmes concrets et se sentir utile
  • aime les contacts humains; particulièrement, aime écouter et aider
  • aime le travail de collaboration

Aptitudes

  • habileté à la communication verbale et aux relations humaines
  • habileté pour les sciences et pragmatisme
  • sens des responsabilités et sens critique
  • patience et capacité à travailler en équipe
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