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Fonction publique : Mythes et réalités

Votre vision de la fonction publique est-elle faussée à cause des nombreux préjugés qui entourent les employés de l’État? C’est le moment d’avoir l’heure juste.

Un job béton?

Tant au fédéral qu’au provincial, les employés permanents bénéficient d’une bonne sécurité d’emploi. «Si un ministère doit faire des compressions, les employés permanents sont assignés à d’autres postes dans la fonction publique», assure Elisabeth Allard, directrice des politiques de main-d’œuvre au Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) du Québec. Cependant, les employés ne sont pas à l’abri d’un congédiement s’ils commettent des fautes graves comme de la fraude, ou s’ils ne respectent pas la confidentialité des données.

Moins payant que le privé?

Selon l’étude Rémunération des salariés 2009 de l’Institut de la statistique du Québec, le salaire annuel des employés de l’administration québécoise est de 6 % inférieur à celui des travailleurs du privé et de 14 % inférieur à celui des employés de l’administration publique fédérale travaillant au Québec.

Toutefois, la semaine de travail dans le secteur public provincial est moins longue. «Les fonctionnaires travaillent en moyenne 147 heures de moins par année, ce qui équivaut à quatre semaines de moins que dans le privé», indique Charles Duclos, directeur général des politiques de rémunération au SCT.

Mais quand on calcule la rémunération globale des fonctionnaires québécois (salaire annuel, régimes de retraite et d’assurance, avantages sociaux et nombre d’heures travaillées), ils obtiennent une avance salariale de 3,6 % face aux employés du secteur privé.

Une fois entré, toutes les portes sont ouvertes?

Il est vrai que plusieurs possibilités d’emploi ou d’avancement sont offertes aux fonctionnaires. «Comme la fonction publique est un seul et même employeur, les travailleurs peuvent facilement circuler d’un ministère à l’autre ou d’une région à l’autre s’ils répondent à des offres d’affectation ou de mutation», dit Elisabeth Allard. S’ils désirent accéder à un poste de niveau supérieur, ils doivent alors passer les concours de recrutement. Du côté de la fonction publique fédérale, «pour accéder à un poste supérieur, il y a toujours des entrevues, des vérifications de références et parfois des examens», indique Joanne Lalonde, directrice générale de la Commission de la fonction publique du Canada.

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