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Fixer son tarif

Fixer un tarif juste et profitable est primordial pour le travailleur autonome qui débute. Se rattraper serait trop difficile.

Le travailleur autonome qui établit mal son tarif de départ se place dans une situation précaire, soutient Sylvain Boisjoli, directeur général de l’Institut Summus, un établissement qui offre des formations aux entrepreneurs. «S’il demande trop au départ, il ne réussira pas à bâtir sa clientèle, dit-il. En contrepartie, s’il propose des tarifs inférieurs au marché simplement pour s’attirer une clientèle, il perd en crédibilité.»

Dangereux, les bas prix

L’autre danger d’un tarif trop bas, c’est que, plus tard, on arrivera difficilement à se remettre à niveau sans perdre de clients. «Je connais des travailleurs autonomes qui n’ont jamais été capables de rattraper l’écart pour se mettre au prix du marché parce qu’ils avaient commencé trop bas», confirme Louis Jacques Filion, professeur à HEC Montréal spécialisé notamment en travail autonome et titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers–J.-A.-Bombardier. «Commencer avec le bon prix, c’est essentiel.»

Trouvez votre tarif

Pour fixer son tarif de départ, il faut mener une petite recherche dans son marché. «Trouvez des entrepreneurs qui proposent des services s’approchant le plus de ce que vous avez à offrir pour connaître leurs tarifs, indique Sylvain Boisjoli. C’est simple, appelez-les en vous faisant passer pour un client et demandez-leur combien coûte tel ou tel service. Après trois ou quatre appels, vous aurez une bonne idée des tarifs en vigueur dans votre milieu.»

M. Boisjoli suggère aussi de consulter les sites Internet de compétiteurs. «Certaines entreprises affichent leurs prix sur le Web. Vous pouvez aussi appeler les associations professionnelles de votre domaine. Certaines recommandent des taux horaires ou des grilles de tarification.»

Offrez un premier contrat gratuit

«Parfois, le travailleur autonome offre un service unique ou très spécialisé qui n’a pas de comparable, note Louis Jacques Filion. Dans ce cas, mon conseil c’est de faire un contrat gratuitement. Prenez un petit travail pour un organisme sans but lucratif. Mentionnez ensuite au client le prix que vous auriez facturé à une entreprise à but lucratif et voyez avec lui si votre tarif est bon.» Cet exercice vous donne une bonne idée de ce que vous pouvez demander, sachant que ça pourra être un peu plus pour une entreprise privée. En prime, ce premier client constitue une référence intéressante à donner à ceux qui suivront!

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