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Feriez-vous un bon patron?

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Votre patron est très satisfait de votre travail et veut vous récompenser en vous offrant une promotion. Mais est-ce vraiment le bon chemin à prendre?

Vous êtes peut-être l’archétype du bon employé, mais cela ne veut pas dire que vous feriez un bon patron. Les entreprises qui n’entrevoient pas ce risque peuvent tomber dans le piège du principe de Peter, défini pour la première fois par les auteurs Laurence J. Peter et Raymond Hull en 1968. Le principe décrit l’habitude de recourir aux promotions pour récompenser les employés qui font montre de compétence dans leur rôle actuel.

«Le principe de Peter sous-entend qu’au bout du compte, les entreprises qui n’embauchent que des gens à l’interne finissent par être pris avec des gens incompétents aux commandes», allègue le professeur Richard Long, de la Edwards School of Business de la Saskatchewan University. «Bon, j’exagère peut-être un peu, mais d’une certaine façon, c’est la vérité.»

Une promotion pour les bonnes raisons

La route vers une mauvaise promotion est souvent pavée de bonnes intentions de la part de l’entreprise. «Lorsque les personnes sont brillantes et fiables, on a envie de les récompenser», conclut Serina Pu, une consultante en ressources humaines basée à Vancouver.

Mais si l’employé ne possède pas les compétences requises pour mener une équipe, la personne comme l’entreprise peuvent être déçues. «L’exemple classique se trouve toujours dans les ventes», dit M. Long. «Un bon vendeur ne sera pas nécessairement un bon chef des ventes.»

Au final, M. Long soutient que lorsqu’un employé éprouve des difficultés une fois promu, la faute revient à l’entreprise. Cette dernière n’a pas compris que des compétences dans un certain rôle ne se traduisent pas par un succès garanti dans un autre.

Tout le monde ne peut pas être chef

«Les bonnes entreprises proposent aux candidats à des postes de direction des occasions de démontrer leurs compétences avant de leur offrir une promotion», soutient Mme Pu. Les candidats devraient pouvoir recevoir des commentaires utiles, suivre une formation en leadership, et mener des projets d’équipe.

Mais selon le professeur Ron Burke de l’École de gestion des ressources humaines de la York University, les entreprises devraient garder en tête que ce n’est pas tout le monde qui rêve de se retrouver au premier plan et qui est assez qualifié pour s’y retrouver. «Des personnes qui effectuent un très bon travail et qui ne souhaitent pas nécessairement évoluer ont tout à fait leur place en entreprise.»

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