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Environnement : des emplois mal connus

La croissance de l’emploi ne se dément pas dans le secteur de l’environnement, qui est porté par les énergies renouvelables, la recherche en efficacité énergétique et les politiques environnementales. La relève tarde à s’y intéresser, par contre.

L’activité économique dans le secteur de l’environnement connaît un taux de croissance de 9 % par année depuis cinq ans, selon EnviroCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’environnement. La Stratégie de développement de l’industrie québécoise de l’environnement et des technologies vertes, lancée en 2008 par le gouvernement du Québec, est en partie responsable de cette hausse, estime Dominique Dodier, la directrice générale du Comité sectoriel. Tout comme le Plan Nord, qui prévoit entre autres le développement d’énergies renouvelables, un des domaines où la demande de travailleurs sera la plus forte.

La géothermie, l’énergie solaire et la biométhanisation sont trois autres secteurs où le besoin de main-d’œuvre est important. Vient ensuite le secteur de l’efficacité énergétique, particulièrement dans le domaine du bâtiment. Quarante-quatre pour cent des entreprises environnementales du pays prévoyaient embaucher au moins un employé en 2011 et 2012, selon ECO Canada, un organisme fédéral de ressources humaines dirigé par l’industrie de l’environnement. Près du quart de ces entreprises se trouvent au Québec.

Les employeurs publics ne sont pas en reste : un des plus gros donneurs d’ouvrage du secteur est le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

La demande est aussi en hausse du côté des municipalités.

L’emploi dans le secteur se diversifie sans cesse. «On voit apparaître de nouvelles professions tous les ans, note Dominique Dodier. Les acousticiens et spécialistes en contrôle du bruit [experts en réduction des nuisances sonores] sont demandés.»

Relève

ECO Canada estime que 14 % des travailleurs de l’environnement ont 55 ans et plus et partiront à la retraite au cours des 10 prochaines années. Pour les remplacer, il faudra embaucher près de 101 000 personnes au pays. Tout un défi, compte tenu du manque d’intérêt des jeunes et du fait qu’ils connaissent mal les carrières liées au domaine. «Ils pensent encore à l’éboueur ou au militant de Greenpeace. Or, les professions dans le domaine se sont extrêmement diversifiées», raconte Dominique Dodier.

Extrait de Les carrières d’avenir 2012 de Jobboom.

Portrait statistique

En 2011, 169 000 personnes travaillaient dans le secteur de l’environnement au Québec, contre 155 500 en 2010. EnviroCompétences répertorie entre 1 800 et 2 000 entreprises liées au secteur.

Où travailler?

Au Québec, les emplois se concentrent surtout dans les régions de Montréal, de la Montérégie et des Laurentides.

Recherchés

  • Superviseurs en gestion environnementale
  • Techniciens de mise en service d’éolienne
  • Techniciens en assainissement des systèmes de ventilation
  • Techniciens en efficacité énergétique
  • Techniciens en équilibrage de l’air intérieur
  • Techniciens en gestion des matières résiduelles
  • Techniciens en hydrogéologie et en environnement
  • Techniciens et opérateurs en assainissement de l’eau potable

Pour aller plus loin

• ECO Canada
• EnviroCompétences
• Environnement Canada
• Réseau environnement

commentez@jobboom.com

Dans ce dossier

– L’industrie du recyclage

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