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Les lois vertes et l’emploi



Les lois vertes et l’emploi
Pauvres fonctionnaires
Le hasard fait bien les choses
Semblant de mission, semblant de salaire
J’suis malaaaaaade! (Hum! Hum!)
Pas devant les enfants
Victimes insouciantes

Emploi

Les lois vertes et l’emploi

Aux États-Unis comme au Québec, il est de bon ton chez une certaine classe de politiciens et de commentateurs de prôner le retrait des lois environnementales sous prétexte qu’elles éliminent des emplois. Or, si on se fie à une étude du bureau américain de la statistique, seulement 0,3 % des pertes d’emplois survenues en 2010 au sud de la frontière étaient attribuables à la réglementation, alors que 25 % découlaient d’une baisse d’activité commerciale.

Certes, les lois vertes contraignent des usines vétustes à fermer, comme les vieilles centrales électriques alimentées au charbon. Mais, en parallèle, d’autres usines sont créées dans des filières moins polluantes, ce qui nécessite des travailleurs. C’est sans parler des spécialistes embauchés pour effectuer les mises à niveau, par exemple l’installation d’appareils qui absorbent et neutralisent les émissions de dioxyde de soufre. D’ailleurs, pour chaque million de dollars dépensé par les entreprises se conformant aux lois environnementales, un emploi et demi serait créé d’après une étude phare réalisée il y a une décennie par un groupe de réflexion non partisan.

De plus, les experts affirment qu’une loi ne peut être évaluée selon le seul critère de l’emploi; il faut tenir compte de ce qu’elle apporte à la société dans son ensemble. Sinon, autant interdire les tracteurs pour engager plus de travailleurs dans les champs!

Source : The Washington Post

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Salaire

Pauvres fonctionnaires

Gras dur, les employés de l’État? Le débat est souvent lancé, mais il fait rarement des vainqueurs. C’est que la réalité est pleine de nuances, comme en témoigne le rapport Rémunération des salariés. État et évolution comparés, publié chaque fin d’année par l’Institut de la statistique du Québec. Cette plaquette de 163 pages compare en long et en large les salaires et les avantages sociaux des employés des organisations de 200 employés et plus au Québec. Voici les constats qui émergent de la version 2011.

  • Les fonctionnaires provinciaux gagnent 11,3 % de moins que les autres salariés québécois. Si on tient compte des avantages sociaux, l’écart se rétrécit, mais pas tout à fait, pour atteindre 6,1 %.
  • Ailleurs dans le secteur public, les salaires sont nettement plus intéressants, comme en font foi ces moyennes.
        – Entreprises publiques (ex. : Hydro-Québec) 52 297 $
        – Administration fédérale 51 234 $
        – Administration municipale 50 895 $
        – Secteur universitaire 46 844 $
        – Secteur privé 46 716 $
        – Administration publique québécoise 43 141 $
  • Par contre, la semaine de travail est plus courte dans la fonction publique québécoise. Elle est de 36 heures, soit 1 heure et demie de moins que celle des autres salariés.
  • Dans les faits, la présence au travail y atteint en moyenne 30 heures. C’est trois heures et demie de moins que dans le secteur privé non syndiqué.
  • Peu importe le secteur où ils travaillent, les employés québécois auront vu leur échelle salariale augmenter en moyenne de 1,6 % en 2011. En 2012, ce sera de 1,8 %. Rien pour se réjouir, d’autant plus que ces maigres gains seront anéantis par l’inflation. Au bout du compte, leur pouvoir d’achat aura diminué de 1,4 % en 2011. En 2012, il baissera de 0,4 %.

Source : Institut de la statistique du Québec. Rémunération des salariés. État et évolution comparés 2011.

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Leadership

Le hasard fait bien les choses

Quand vient le temps de choisir un dirigeant, la plupart des organisations prennent les grands moyens : recours à des chasseurs de têtes, tests de sélection ou, dans le cas des partis politiques, courses à la chefferie. Or, toute cette agitation n’en vaudrait peut-être pas la peine. Une étude australienne, publiée en 1998 et citée récemment dans le blogue d’un professeur de management à l’Université Stanford, suggère qu’il pourrait être préférable de choisir les chefs… au hasard.

Les auteurs ont formé des équipes d’étudiants et leur ont demandé de désigner des chefs en vue d’effectuer un exercice de survie. Au final, les équipes qui avaient choisi leur leader au hasard ont obtenu de meilleurs résultats que celles ayant employé un autre mode de sélection, en l’occurrence, des pourparlers ou des auto-évaluations. Chose étrange, les chefs choisis aléatoirement étaient moins bien cotés par leurs équipiers. Paradoxal? Pas vraiment. Plutôt que de s’en remettre à un chef à la légitimité douteuse, les équipiers ont simplement mieux collaboré et fourni individuellement davantage d’efforts. Il faudrait peut-être essayer cela au Parti québécois…
Source : The Globe and Mail

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Insolite

Semblant de mission, semblant de salaire

On imagine difficilement que des astronautes peuvent être sous-payés. Pourtant, les six hommes qui se sont prêté à la simulation d’un aller-retour Terre-Mars ayant pris fin le 4 novembre dernier ont reçu une compensation indigne même pour des travailleurs de la restauration rapide. Enfermés en banlieue de Moscou dans une capsule de la taille d’un autobus pendant 520 jours, ils ont été payés chacun 100 000 $ US pour leur effort, qui a surtout été psychologique compte tenu de l’isolement et de la promiscuité. Comme ils étaient en service sans arrêt, cela donne 192,30 $ par jour ou… 8 $ l’heure.
Source : Fox News

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Absentéisme

J’suis malaaaaaade! (Hum! Hum!)

Il y a de ces journées où l’on resterait chez soi tant la perspective de travailler répugne. La solution? Feindre la maladie! Après tout, 29 % des 4 300 employés sondés par le site d’emploi américain CareerBuilder.com l’ont fait au moins une fois en 2011. Dans le cadre de cette étude annuelle sur l’absentéisme, 2 600 employeurs ont aussi été interrogés sur les motifs invoqués par les employés ayant pris congé.

Voici les 15 plus déroutants…

  • Ma fille de 12 ans a volé ma voiture.
  • Des chauves-souris s’en sont prises à mes cheveux.
  • Le réfrigérateur m’est tombé dessus.
  • Un camion de farine a heurté ma décapotable.
  • Un chevreuil m’a mordu (pendant la saison de la chasse).
  • J’ai trop mangé dans un party.
  • Je me suis fracturé le nez en tombant du lit.
  • Un chiot m’a donné son rhume.
  • Je dois aller à l’urgence avec mon enfant qui s’est coincé un bonbon dans le nez.
  • Je me suis fait un tour de rein en poursuivant un castor.
  • Je me suis pris un orteil dans une grille de ventilation.
  • J’ai tellement fait de ventes-débarras que j’en ai mal à la tête.
  • Mon beau-frère en voyage au Mexique s’est fait kidnapper par un cartel de la drogue.
  • J’ai bu de l’antigel par erreur.
  • Un seau rempli de glace a défoncé le plafond et m’est tombé sur la tête pendant une partie de quilles.

Source : Forbes

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Éthique

Pas devant les enfants

Comment contrer la fraude en milieu de travail? Ce fléau coûterait quelque 3,2 milliards de dollars chaque année aux PME du pays selon une évaluation de l’Association des comptables généraux accrédités du Canada. La réponse pourrait être : amenez les enfants au boulot! En effet, d’après des chercheurs de l’Université Harvard, le comportement éthique surgirait inconsciemment lorsqu’on est exposé à la symbolique de l’enfance. Dans une série d’expériences, ils ont montré que des sujets auxquels ils ont présenté une comptine se sont révélés moins susceptibles de tricher en tentant de résoudre un problème mathématique en comparaison avec un groupe témoin. D’autres à qui ils ont demandé d’évaluer un jouet en peluche étaient, par la suite, moins portés à duper leurs adversaires lors d’un jeu de tromperie. En parallèle, ces universitaires ont réalisé une compilation statistique montrant que les garderies en milieu de travail favorisaient les dons de charité en entreprise. Au diable les codes d’éthique : tapissons nos bureaux de collages et de dessins au crayon de cire!
Source : The Christian Science Monitor, CGA-Canada

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Normes du travail

Victimes insouciantes

Vous faites partie de la classe dite des travailleurs du savoir? Vous êtes plus susceptible que les gagne-petit d’être victime d’infractions à la Loi sur les normes du travail. C’est le constat surprenant qu’a fait la Commission des normes du travail à la suite d’une enquête menée en 2010 sur l’application de cette loi. En comparant les travailleurs touchés par trois infractions ou plus avec ceux qui n’en avaient subi aucune, la Commission s’est aperçue qu’ils étaient plus susceptibles d’avoir un diplôme universitaire (34,7 % contre 18,8 % ), d’être des professionnels (24,8 % contre 10,3 %) et de gagner 1 000 $ ou plus par semaine (30 % contre 12,8 %). La disposition la plus souvent enfreinte était celle stipulant le paiement des heures supplémentaires à taux majoré de 50 % au-delà de 40 heures par semaine. L’ironie : une majorité des victimes ― 62 % ― avaient l’impression que leur employeur les traitait en toute légalité. En ce qui concerne leurs droits, les travailleurs du savoir n’en savent manifestement pas assez.
Source : Commission des normes du travail. Profil des salariés non syndiqués et assujettis à la Loi sur les normes du travail et application de certaines dispositions de la loi, Édition 2010, août 2011.

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