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Devenir mentor : comment choisir son mentoré

Vous avez décidé de devenir mentor? Pour qu’une relation de confiance s’installe entre vous et votre mentoré, sélectionnez une personne avec qui vous avez des affinités!

Comme ce n’est pas vous, mais bien le mentoré qui ressent le besoin d’être accompagné, c’est généralement lui qui entreprend les démarches pour trouver un guide. «Il peut faire cette recherche auprès de son réseau de connaissances ou s’inscrire à un service de mentorat structuré avec jumelage d’une association professionnelle, ou de son entreprise», explique Marco Dubé, consultant CMA et coordonnateur du programme de mentorat chez Bombardier Transport.

Jumelage encadré

Même si c’est le mentoré qui cherche un guide, vous aurez aussi votre mot à dire en tant que mentor. Selon M. Dubé, le jumelage par une tierce personne, par exemple dans le cadre d’un programme de mentorat d’une association professionnelle, permet au mentor de trouver un apprenti avec qui il a des affinités et des valeurs communes.

«Dans notre programme de mentorat d’affaires pour les entrepreneurs, on essaie de ne pas jumeler un entrepreneur avec un mentor qui est dans le même domaine, indique Robert Beaudry, chef mentor du Groupe de mentors du Grand Montréal. Si c’est trop près, le mentor ne pourra pas avoir la distance nécessaire pour bien conseiller l’entrepreneur. Qu’importe le domaine ou la spécialité, ce sont les aptitudes en entrepreneurship – capacité à prendre des décisions, à bien s’entourer, à savoir déléguer, etc. – que le mentor transmet à son mentoré.»

Souci d’équité

Si vous avez le temps, vous pouvez avoir plus d’un mentoré. «Cependant, vous devez vous assurer que ceux-ci ne soient pas en concurrence directe ou indirecte — c’est-à-dire qu’ils n’œuvrent pas dans le même champ d’expertise ou qu’ils ne convoitent pas le même poste — afin d’éviter d’en privilégier un plus que l’autre», ajoute Louise Champoux-Paillé, présidente de Mentorat Québec, un organisme qui offre des services pour promouvoir et développer la culture mentorale.

Période d’essai nécessaire

Dès la première rencontre, le mentor et le mentoré doivent établir leurs objectifs, le rôle de chacun et la fréquence de leurs rencontres. «Ensuite, on les oblige à réfléchir pendant 24 heures afin de déterminer s’ils veulent poursuivre ce jumelage. Les deux sont suivis et encadrés pendant tout le jumelage par le coordonnateur du programme de mentorat. On assigne un parrain au mentor et le coordonnateur du programme assure le suivi avec le mentoré», dit M. Beaudry.

C’est le même principe qui s’applique pour le mentorat informel. Il est possible de mettre fin à une relation mentorale si l’un des deux ne se sent plus sur la même longueur d’onde que l’autre, selon Mme Champoux-Paillé. Elle rappelle que cette relation est libre et volontaire et qu’elle repose sur un respect mutuel.

Des critères à respecter

Le mentor ne doit pas accepter n’importe quelle demande. «Il n’est pas obligé d’accepter une relation mentorale s’il n’est pas à l’aise avec les valeurs du mentoré ou s’il sent qu’il peut y avoir apparence de conflit d’intérêts entre eux, par exemple», explique M. Dubé.

«Dans cette relation d’accompagnement, il ne faut pas prendre la place de l’autre. C’est le mentoré qui doit trouver sa voie et prendre ses décisions. Le mentor doit toujours avoir en tête de faire cheminer la personne pour qu’elle puisse développer cette habileté de réflexion par rapport à elle-même», note Mme Champoux-Paillé.

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