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Devenir chorégraphe

Le Regroupement québécois de la danse répertorie plus de 200 chorégraphes. Portrait de cette profession méconnue.

Les chorégraphes sont, pour la plupart, des interprètes qui ont senti l’appel de la création. Ils peuvent même se former pour faciliter la transition. L’UQÀM offre un baccalauréat en danse, dont quelques cours permettent aux étudiants d’explorer la chorégraphie. L’université Concordia dispense, pour sa part, une majeure en danse contemporaine visant à former des chorégraphes.

Or, tous les interprètes ne rêvent pas à la chorégraphie. «Il y en a qui ont besoin de créer, alors que d’autres ont besoin d’être sur la scène. Dans mon cas, je m’intéressais à ce qui se passait derrière les rideaux», explique Lyne Binette, directrice du secteur professionnel et enseignante à l’École de danse de Québec.

Dominique Porte, de son côté, a créé sa compagnie Système D en 1999 pour satisfaire son désir de faire danser les autres, mais aussi pour créer son propre emploi.

Un petit côté entrepreneur

Outre le talent de créateur, le chorégraphe doit aussi posséder un esprit d’entrepreneur, car il lui faut monter ses projets du début à la fin : rédiger un synopsis du spectacle, remplir des demandes de subvention, établir un budget et diriger une équipe de danseurs.

Comme l’explique Daniel Bélanger, chorégraphe, c’est un métier exigeant, car «le travail de création demande de plonger profondément dans son propre univers», explique-t-il. Mais en fondant sa compagnie de danse en 2003, Code Universel, M. Bélanger voulait aussi donner la possibilité aux jeunes professionnels de la danse de vivre de leur métier et de réaliser leur rêve.

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